ADFM
Association ADFM
L’Association Démocratique des Femmes Du Maroc (ADFM) est une Association Féminine indépendante fondée en juin 1985. Elle se fixe pour mission la défense et la promotion des Droits Humains des Femmes (droits civils, politiques, économiques et sociaux, protection contre les violences.
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 | Les actions de plaidoyer de la coalition «Egalité sans réserve» Lors de la 1ère Session de la revue périodique universelle - Genève , Avril 2008
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1.Résumé des actions de plaidoyer :
Le plaidoyer a visé en particulier les missions des Etats mobilisés sur les droits des femmes Les membres de la délégation de la Coalition Egalité sans réserve, soutenus par la FIDH ont rencontré les missions suivantes: La Jordanie, Brésil, Pays Bas, Finlande, Norvège, Maroc, Pérou, Etats-Unis d'Amérique, Canada, Sénégal, Slovénie.
Des conférences de presse ont été organisées sur chacun des quatre pays avec la participation de Reuters, de l’AFP etc.
La déclaration des ONGs à l'occasion de la 1ère session de l'UPR, signée par 624 organismes, ainsi que l'appel de Rabat et les recommandations de la Coalition ont été largement distribuées. Des copies ont été envoyées aux missions par la FIDH et distribuées par la délégation de la coalition au cours de leurs réunions, avec des procédures et des missions spéciales.
Les pays examinés :
Bahreïn – 7/04/2008
Maroc – 8/04/ 2008
Tunisie– 8/04/ 2008
Algérie – 14/04/ 2008
Délégation de la coalition
Farida Ghulam, BHRS, Bahreïn
Saida Idrissi Amrani, ADFM, Maroc
Nabia Haddouche, ADFM, Maroc
Khadija Cherif, ATFD, Tunisie
Naidia Aït Zai, Collectif 95, Algérie
Alexandra Pomeon, FIDH MENA Desk
Julie Gromellon, FIDH -Genève
L'occasion a été également saisie comme moyen de rencontrer l'assistant au Rapporteur Spécial sur la violence contre les femmes (Maroc, Tunisie) et l'assistant du Représentant Spécial des défenseurs des droits de l'Homme (Algérie, Maroc, Tunisie) aussi bien que les aides aux Rapporteurs Spéciaux sur l'indépendance des avocats et des juges (Algérie, Maroc, Tunisie), la torture (Tunisie, Algérie), le terrorisme (Tunisie, Algérie) et le Président du groupe de travail sur la détention arbitraire (Algérie).
La représentante de la coalition pour le Bahreïn a également eu une réunion intéressante avec le Représentant de l’unité « Droits humains des Femmes et Genre »au sein de la branche de recherche et droit au développement du HC. Cette unité prépare des briefings pour les experts de la CEDAW et prépare des notes pour les visites des Procédures Spéciales etc. Pour le futur plaidoyer sur la campagne à Genève, des efforts seront fournis afin d'obtenir systématiquement des réunions avec cette unité.
2. Évaluation générale de l'impact de l'action:
- La recommandation sur la levée des réserves sur la CEDAW a été soulevée au cours de l'examen de chacun des quatre Etats (notamment par la Slovénie).
- La recommandation de ratifier le protocole facultatif à la CEDAW a été soulevée au cours de l'examen du Bahreïn, du Maroc et de la Tunisie.
- Les recommandations acceptées par chaque Etat incluent la levée des réserves émises à l’égard de la CEDAW, (cependant dans le cas de l’Algérie, la recommandation se réfère seulement à l'article 2 de la CEDAW).
Pour le Bahreïn, toutes les recommandations faites par la coalition ont été soulevées par le groupe de travail de l'UPR et sont reflétées dans les recommandations acceptées par le Bahreïn.
Concernant le Maroc, toutes les recommandations faites par la coalition ont été soulevées par le groupe de travail d'UPR. Toutefois, seule la recommandation au sujet de la communication du retrait des réserves au Secrétaire Général de l'ONU apparaît dans les recommandations acceptées par le Maroc (article 9, paragraphe 2, article 16, paragraphe 1 (h), et article 16, paragraphe 2, ainsi que la déclaration sur article 15, paragraphe 4).
Concernant la Tunisie, les recommandations relatives à la levée des réserves (Brésil, Mexique et République de la Corée) et la formation de juges sur la CEDAW (Slovénie) ont été soulevées par le groupe de travail d'UPR ; ceci étant, seule la recommandation concernant le retrait des réservations apparaît dans les recommandations acceptées par la Tunisie. Dans le cadre de sa représentation d’ouverture : la Tunisie "s’est engagée" à ratifier l'OP-CEDAW.
Quant à l'Algérie, les recommandations concernant la levée des réserves et des amendements au code de la famille ont été soulevées par le groupe de travail d'UPR. L'Algérie a accepté la recommandation concernant la révision des réserves par rapport à l'article 2. Cependant, l’Algérie a expressément refusé d’accepter les recommandations relatives au retrait de l'article 16 et la réforme du code de la famille.
3. Suivi de la session
Les rapports de la 1ère session d'UPR ont été adoptés par le groupe de travail d'UPR. À la 8ème session du Conseil de Droits de l'Homme, du 2 au 13 juin, ces rapports seront discutés et adoptés par la session plénière du Conseil de Droits de l'Homme. Le Conseil décide également si et quand un suivi spécifique sera nécessaire.
Une heure sera consacrée pour discuter de chaque rapport. Les Etats auront l'occasion de faire des commentaires sur les rapports et les recommandations et de décrire les mesures prises depuis la session pour mettre en place ces recommandations. Les membres du Conseil, des Etats observateurs et autres "intervenants", y compris les O.N.G., auront l'occasion de faire des interventions orales. Il convient de noter les possibilités d’influencer le contenu du rapport à ce stade seront limitées. |
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 | Déclaration d’ONGs Marocaines à l’occasion de l’examen périodique universel (EPU ) du rapport du Maroc par le conseil des droits de l’Homme / 8 avril 2008
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Les organisations non gouvernementales soussignées, ayant élaboré un rapport sussinct à l’occasion de l’examen périodique universel du rapport gouvernemental marocain le 08 avril prochain ,qui résume leurs essentielles préoccupations par rapport à la situation des droits humains au Maroc :
- tout en réaffirmant leur attachement au référentiel des droits universels et à l’action à travers les mécanismes nationaux et internationaux pour le respect des droits humains au Maroc,
- appellent le Conseil des droits de l’Homme à recommander au gouvernement Marocain pendant le discussion de son rapport de :
• avancer de manière effective dans la pratique conventionnelle au Maroc et dans la mise en œuvre des recommandations des organes de traités .
• instaurer un mécanisme gouvernemental unique chargé de l’élaboration des rapports périodique et de suivi des recommandations des organes des traités et de l’EPU.
• designer un interlocuteur gouvernemental en matière des Droits Humains qui se substitue au ministère des Droits de l’Homme .
• informer régulièrement les ONGs et les différents acteurs sur l’état d’avancement dans le processus entamé pour la levée des réserves et pour l’harmonisation des législations internes avec les dispositions droit international des Droits de l’Homme .
• adhérer aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme tout particulièrement la convention internationale de protection des personnes contre les disparitions forcées , les protocoles additionnels aux conventions Droits de l’homme et premier lieur les protocoles ( 1 et 2 ) facultatifs au pacte international des droits civils et politiques au pacte facultatif à la CAT et au statut de la cour pénale internationale et aux conventions de l’OIT .
• de lever toutes ses réserves sur les conventions ratifiées par le Maroc notamment la CEDAW, la CAT , la CRC
• reconnaître et de constitutionnaliser la supériorité des traités internationaux des Droits de l’Homme sur les lois internes
• constitutionnaliser et institutionnaliser l’égalité entre la femme et l’homme dans tous les domaines .
• reconnaître l’identité Amazigh et langue Amazigh entant que langue officielle dans la constitution .
• Harmoniser la législation nationale avec les dispositions des conventions internationales et principalement la constitution marocaine
• garantir l’égalité des citoyen(nes) devant la loi et de lutter contre l’impunité dans tous les domaines .
• avancer effectivement dans l’application des recommandations de l’Instance Equité et réconciliation ( IER)
• mettre fin à la torture et à la détention politique et de libérer les détenus politiques et d’opinion .
• respecter et de garantir les droits économiques sociaux et culturels des citoyen(ne)s
• respecter les droits de l’enfant sur le plan législatif et effectif .
Les ONGs signataires recommandent également au Conseil des droits de l’homme d’entreprendre des dispositions plus pour inciter les Etats à tenir leurs engagements et à mettre en œuvre les recommandations des mécanismes internationaux des droits de l’Homme.
Liste des ONGs Signataires :
- Association Marocaine des Droits Humains ( AMDH )
- Ligue Marocaine de Défense des Droits de l’Homme ( LMDDH)
- Forum Marocain pour la vérité et La justice (FM VJ)
- Centre Marocain de Droits de l’Homme ( CMDH)
- Réseau Amazigh pour la Citoyenneté
- Association Tamaynout
- Association démocratique des Femmes du Maroc ( ADF M )
- Union d’action Féminine ( U A F )
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 | Résumé du rapport parallèle des ONG au 3ème et 4ème rapport périodiques du gouvernement marocain
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Depuis l’examen de son 2ème rapport périodique (CEDAW/CMOR/2), le Maroc a consolidé un certain nombre de réformes et ouvert de nouveaux chantiers en matière de protection et de promotion des droits de l’homme, d’une façon générale et des droits humains fondamentaux des femmes et fillettes, plus particulièrement.
Cette évolution positive est manifeste notamment par : i) les réformes législatives visant à lutter contre les discriminations à l’égard des femmes, ii) l’amorce de nouvelle vision des politiques publiques de promotion des femmes de plus en plus intégrée dans les programmes gouvernementaux dans le chapitre relatif aux droits de l’homme et aux libertés démocratiques et non plus uniquement comme questions sociales et enfin, iii) par l’ouverture de certains ministères techniques tels que le ministère de l’Economie et des Finances et le département de la planification à la problématique du genre.
L’une des plus grandes réalisations qui sont intervenues est incontestablement la réforme du Code de la famille (2004) après un long processus marqué par des confrontations ayant opposé le mouvement des femmes et ses alliés d’une part et les courants conservateurs, d’autre part.
Résultant de la rencontre entre les aspirations et demandes du mouvement des femmes et la vision moderniste du Roi du Maroc, d’autres mesures ont été mises en œuvre pour lutter contre les discriminations à l’égard des femmes et fillettes depuis l’examen du 2ème rapport périodique du Maroc, à savoir:
 la révision en avril 2007 du Code de la nationalité qui confère, désormais, aux femmes marocaines le droit de transmettre leur nationalité à leurs enfants (article 6 du code de la nationalité révisé) ;
 la révision partielle du code pénal et de la promulgation d’une nouvelle législation du travail (2003) ayant permis de supprimer un certain nombre de dispositions discriminatoires à l’encontre des femmes et fillettes.
Toutefois, en dépit de ces progrès indéniables, le cadre juridique marocain est loin d’être entièrement conforme aux différentes dispositions de la CEDAW et plus particulièrement à son article 2 et aux recommandations du Comité Cedaw à l’issue de l’examen du 2ème rapport périodique (2003) . En effet, plusieurs questions critiques ayant fait l’objet de recommandations sont toujours d’actualité. Il s’agit notamment de:
- La levée des réserves et la ratification du protocole facultatif ;
- L’incorporation du principe d’égalité entre les hommes et les femmes dans la constitution ;
- L’inscription de la définition de la discrimination à l’égard des femmes tel que énoncée à l’article premier de la Convention dans la législation nationale ;
- La définition du statut des conventions internationales dans le cadre juridique interne ;
- L’inscription des dispositions de la Convention dans la législation nationale ;
- La promotion de la représentation politique et publique des femmes ;
- La modification des attitudes stéréotypées ainsi que les pratiques culturelles discriminatoires relatives aux rôles des femmes et des hommes dans la famille et dans la société.
A quelques exceptions prés, l’interdiction de la discrimination ne fait pas partie encore de l’esprit et de la lettre de la constitution marocaine ni des autres lois qui régissent le statut des citoyens et citoyennes au Maroc comme nous allons le voir dans l’évaluation de la mise en œuvre par le Maroc des dispositions de fond de la Cedaw.
Par ailleurs, les progrès accomplis en matière de promotion du cadre juridique sont confrontés dans leur mise en œuvre à des obstacles et des contraintes de plusieurs ordres : résistances politiques, sociales, culturelles, absence de vision intégrée, de moyens humains et matériels, d’instruments et de mécanismes de mise en œuvre, etc. Ces contraintes, si elles ne sont pas adressées d’une façon prioritaire et urgente, risquent de discréditer les réformes entreprises et leur ôter tout impact positif sur la vie des femmes et des fillettes.
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 | Le comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes achève les travaux de sa quarantième session
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Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a achevé, à Genève, les travaux de sa quarantième session, qui s'est ouverte le 14 janvier dernier, en rendant publiques ses observations finales sur les rapports des huit pays suivants, examinés au cours de cette session: Bolivie, Burundi, Arabie saoudite, France, Liban, Luxembourg, Maroc et Suède.
En ce qui concerne le rapport périodique du Maroc (CEDAW/C/MAR/CO/4), le Comité félicite le pays pour les importantes réformes juridiques entreprises dans le domaine des droits de l'homme et en particulier à éliminer les discriminations contre les femmes. Le Comité exprime sa satisfaction devant la ratification de la Convention des Nations Unies contre la criminalité organisée transnationale et à la publication des deux Protocoles facultatifs à la Convention relative aux droits de l'enfant, étant donné que ces deux instruments internationaux. Le Comité a également noté avec satisfaction la réorganisation du Conseil consultatif des droits de l'homme, ce qui est conforme aux Principes de Paris et d'autres instruments et organismes qui contribuent à la protection des droits fondamentaux des femmes. Le Comité a également félicité le Maroc sur les différents plans, programmes et autres mesures visant à mettre en œuvre les droits de l'homme sur le plan interne, en particulier les mesures adoptées dans le domaine des droits de l'homme, tels que les stratégies nationales pour l'égalité entre les sexes et d'égalité, pour éliminer la violence contre les femmes, pour l'éducation de base universelle, et dans le domaine des migrations.
Le Comité reste préoccupé de ce que, bien que la Constitution garantit l'égalité devant la loi, elle n'a pas consacré le principe de l'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, et que la législation ne contient pas de définition explicite du principe d'égalité, ou de la discrimination fondée le sexe. Tout en félicitant le Maroc des réformes législatives et des programmes de sensibilisation sur les droits des femmes, le Comité est préoccupé que les régimes juridiques nouvellement adoptés, tels que le Code de la famille, ne sont pas encore bien connus ou appliqués dans toutes les régions du Maroc, en particulier par les représentants du pouvoir judiciaire. Le Comité exprime sa préoccupation que les pratiques discriminatoires traditionnelles et une forte persistance d'attitudes stéréotypées au sujet des rôles et des responsabilités des femmes et des hommes dans la famille et la société, la présentation d'une entrave significative à l'application de la Convention et ont été à l'origine de la situation défavorable des femmes dans tous les domaines. Le Comité reste profondément préoccupé par le fait que il n'y avait pas de législation spécifique sur la violence contre les femmes et les filles, y compris la violence domestique et la violence contre les travailleurs domestiques. Le Comité note avec préoccupation le taux élevé d'analphabétisme des femmes et des filles, en particulier dans les zones rurales, et par le niveau élevé des taux d'abandon scolaire des filles de l'école.
Le Comité exhorte le Maroc à intégrer le principe de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la Constitution ou dans d'autres lois, et de promulguer et d'appliquer une loi globale sur l'égalité des sexes qui soit contraignante à la fois pour le secteur public et le secteur privé et de sensibiliser les femmes à leurs droits en vertu de cette législation. Le Comité recommande au Maroc d'intensifier les campagnes de sensibilisation et de formation sur la législation nouvellement adoptée, et l'invite à accroître la prise de conscience par les femmes de leurs droits juridiques. Le Comité encourage le Maroc à traiter le problème des stéréotypes sur le rôle et les responsabilités des femmes et des hommes, y compris les modèles culturels cachés et les normes qui perpétuent la discrimination directe et indirecte contre les femmes et les filles dans tous les domaines de la vie. Le Comité exhorte le Maroc à promulguer dès que possible une législation sur la violence contre les femmes et les filles, notamment la violence familiale, de veiller à ce que tous les actes de violence contre les femmes constitue une infraction pénale, que les femmes et les filles victimes de violence aient accès à des moyens immédiats de protection et de réparation et que les auteurs soient poursuivis et punis de manière adéquate. Le Comité recommande au Maroc de mettre en œuvre des mesures visant à assurer l'accès des filles et des femmes à tous les niveaux d'enseignement, et de renforcer ses efforts pour améliorer le niveau d'alphabétisation des filles et des femmes à travers l'adoption de programmes complets. Le Comité exhorte le Maroc à sensibiliser la population à l'importance de l'éducation en tant que droits de l'homme et comme une base pour l'émancipation des femmes, et de prendre des mesures visant à surmonter les attitudes traditionnelles qui perpétuent la discrimination.
Office des Nations Unies à Genève
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 | CEDAW : Le Comité émet ses observations
| | Malgré les avancées, les experts onusiens appellent à plus d’engagement
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Le verdict est tombé ! Suite à la présentation par le Maroc à Genève le 24 janvier dernier des 3e et 4e rapports périodiques sur la mise en œuvre de la convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDAW), le Comité de la CEDAW a enfin rendu publiques ses observations.
Le Maroc a été félicité pour les réformes juridiques qui ont été entreprises ces dernières années visant à éliminer les discriminations à l’égard des femmes. Toutefois le Comité a insisté sur les nombreux défis qui restent encore à relever. Aussi, il encourage le Maroc à intégrer le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la Constitution, de promulguer et d’appliquer une loi globale sur l’égalité des sexes qui soit contraignante à la fois pour le secteur public et le secteur privé.
Concernant le Code de la famille, le Comité déplore que les dispositions de ce dit Code ne soient pas encore bien vulgarisées et bien appliquées dans toutes les régions marocaines. Ainsi, il recommande au Maroc d’intensifier les campagnes de sensibilisation et de formation. Le Comité se dit également préoccupé par le fait que les pratiques discriminatoires traditionnelles et les attitudes stéréotypées au sujet des rôles et des responsabilités des femmes et des hommes dans la famille et la société persistent. De ce fait, il pousse le Maroc à traiter au plus vite ces problèmes en s’attaquant notamment aux modèles culturels cachés et les normes qui perpétuent la discrimination directe et indirecte.
La violence à l’égard des femmes a également attiré l’attention des experts onusiens qui ont reproché l’inexistence d’une législation spécifique et que celle envers les travailleuses domestiques ne soit pas prise en compte. Aussi, le Comité dans ses recommandations incite le Maroc à promulguer, dès que possible, une législation sur la violence contre les femmes et les filles, notamment la violence familiale, de veiller à ce que tous les actes agressifs contre les femmes, y compris le viol conjugal, constituent une infraction pénale, que les victimes aient accès à des moyens immédiats de protection et de réparation. Le taux élevé d’analphabétisme des femmes et des filles, en particulier dans les zones rurales, et le niveau élevé des taux d’abandon scolaire des filles ont également été mis en exergue. Aussi, le Comité invite le Maroc à mettre en œuvre des mesures visant à assurer l’accès des filles et des femmes à l’enseignement, et de renforcer ses efforts pour améliorer le niveau d’alphabétisation des filles et des femmes à travers l’adoption de programmes complets.
Selon les experts, il est important de sensibiliser la population à l’importance de l’éducation en tant que droits de l’homme et comme une base pour l’émancipation des femmes. « Le Maroc a fait énormément d’efforts pour instaurer le principe d’égalité hommes/femmes, et j’imagine que cela n’a pas dû être facile. Toutefois, il reste encore beaucoup de défis à relever. A travers les rapports présentés, nous avons constaté que les mentalités patriarcales n’ont pas changé, que la violence conjugale, et en particulier le viol conjugal, continuent. Il est donc important que le Maroc essaie d’y remédier, et nous espérons que nos recommandations seront prises en compte », souligne Silvia Pimentel, experte brésilienne au Comité de la CEDAW. Actuellement, le Maroc a entrepris de nombreux chantiers pour lutter contre toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Des projets de loi contre la violence, la pédophilie, sur la protection des femmes de ménage, sur la criminalisation des employeurs d’enfants… sont en cours. Reste à définir un calendrier pour les rendre effectifs !
(...)
Par Dounia Z. Mseffer | LE MATIN
www.lematin.ma |
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 | Comuniqué de presse
| | Une Coalition de 27 ONG évalue les engagements du gouvernement concernant l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes.
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Le 3ème et 4ème rapports périodiques combinés du Gouvernement du Maroc sur la mise en œuvre de la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) est examiné aujourd’hui (mercredi 24 janvier 2008) à Genève, et ce conformément à l’article 18 de la convention CEDAW adoptée par l’ONU en 1979 et ratifiée par le Maroc en 1993.
Dans ce cadre, une coalition de 27 ONG de défense des droits des femmes et des droits humains, coordonnée par l’Association Démocratique des Femmes du Maroc, a élaboré le rapport parallèle (« Shadow report ») au rapport gouvernemental. Ce rapport a pour objet d’informer le comité des experts de l’ONU (comité CEDAW) de son appréciation du degré de mise en œuvre des engagements du Gouvernement et de lui faire part de ses propositions pour la promotion des droits humains des femmes.
La coalition a également présenté devant le comité CEDAW, le lundi 21 janvier 2008, une déclaration qui a ciblé plus particulièrement les questions critiques soulevées dans le rapport parallèle (70 pages), tels que la non harmonisation des lois avec la convention CEDAW et les difficultés dans la mise en œuvre des réformes récentes et, plus particulièrement, le code de la famille, difficultés qui risquent de fragiliser les réformes entreprises par le Maroc ces dernières années. La déclaration a également insisté sur la nécessité d’adopter une politique générale volontariste et cohérente basée sur la non discrimination tel que stipulé dans l’article 1 de la convention et d’engager les mesures législatives, institutionnelles, organisationnelles, pédagogiques et matérielles qui permettent d’assurer aux femmes leurs droits pour la dignité, l’égalité et une complète citoyenneté.
Par ailleurs, la coalition des ONG compte informer l’opinion publique, durant la première semaine de février 08, sur le déroulement de l’examen du rapport du gouvernement, le rôle des ONG dans l’ensemble du processus et les recommandations du comité CEDAW au Gouvernement marocain. |
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