 | Homosexualité, Afrique et VIH : du déni à l’espoir ?
25/06/2008
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A l’occasion de la 4e convention nationale de la lutte contre le sida qui s’est tenue les vendredi 20 et samedi 21 juin derniers à l’Hôtel de Ville de Paris, constat a été fait de l’urgence de développer des programmes de prévention et de prise en charge à destination des gays en Afrique.
Discriminations, stigmatisations, violences, pénalisation de l’homosexualité… les obstacles à la mise en œuvre d’une vraie politique de santé publique en faveur des gays africains ne manquent pas. Pourtant, des initiatives existent, portées par des associations communautaires qui mènent un combat acharné en faveur des droits humains.
Le déni d’une situation dramatique
Ce sont plus de trente personnes, sur les 400 participants à la 4e convention nationale, qui se sont rassemblées pour une session intitulée « Homosexuels africains et VIH : urgence ». L’urgence n’est pas ici un vain mot. Comme l’a rappelé Eric Fleutelot, directeur général adjoint international de Sidaction, les MSM (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, en anglais) sont particulièrement touchés par l’épidémie dans un continent qui compte 24,7 millions de séropositifs. Au Sénégal, les homosexuels présentent un taux de prévalence au VIH de plus de 21 %, contre moins d’1 % pour la population générale.
Le risque pour les homosexuels d’être infecté par le VIH est significativement plus important que pour celui de la population générale. En Egypte, un gay a 108 fois plus de risques d’être infecté qu’un homme ayant des pratiques hétérosexuelles. Alors qu’il constitue un enjeu de santé public majeur, ce problème est largement nié par les autorités nationales. Le Dr Bintou Dembele, directrice de l’Association de recherche de communication et d’accompagnement à domicile de personnes vivant avec le VIH/sida (Arcad-Sida) au Mali, souligne la très grande difficulté pour obtenir ne serait-ce que des chiffres et des études sur la situation des minorités sexuelles face au VIH lorsque déjà, en bambara, l’une des langues nationales du Mali, il n’existe aucun mot pour désigner un homosexuel.
Le développement d’initiatives communautaires
Toutefois, la société civile ne se contente pas de regarder les bras croisés la situation empirer. Des actions sont menées, le plus souvent avec le soutien de bailleurs internationaux, comme Sidaction ou le Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Le Dr Steave Nemande, de l’association Alternative Cameroun, a présenté les actions menées par la structure à laquelle il appartient.
Prévention, groupes d’échanges, soutien médical aux usagers, les initiatives sont nombreuses et efficaces dans un pays, le Cameroun, où l’homosexualité est punie jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Dans ce contexte répressif, la lutte contre les discriminations et pour l’accès aux droits des usagers est un élément majeur des stratégies d’actions portées par les militants associatifs. La mise en place d’études et de recherches constitue souvent le premier pas en ce sens. Younes Yatine, de l’Association de lutte contre le sida (ALCS) au Maroc, rappelle qu’en 1993, déjà, une recherche-action avait été portée et conduite par l’ALCS sur les caractéristiques de la prostitution masculine à Casablanca et à Marrakech.
Ce travail a posé les bases des actions que mène depuis lors l’association auprès des prostitués. Face au silence des autorités et des sociétés locales, ce type de projets constitue des actions essentielles contre le mensonge et le travestissement d’une situation de plus en plus grave.
La lutte contre le sida favorise celle pour les droits humains
Les actions de lutte contre le sida dans ces différents pays sont autant d’initiatives contre les discriminations dont sont victimes les minorités sexuelles. Louis-Georges Tin, fondateur de l’Idaho (Journée mondiale contre l’homophobie, en anglais), souligne l’espoir suscité par ces programmes communautaires dans un contexte marqué par un renforcement de la doxa homophobe. La lutte contre l’épidémie passe par le respect des minorités et la libre parole autour de la sexualité.
Le fléau qu’est le sida en Afrique constitue paradoxalement un électrochoc pour les militants associatifs et participe au renforcement de leurs capacités d’actions, poussés par les bailleurs internationaux qui, progressivement, intègrent ces dimensions. Là encore, les priorités de la lutte contre l’épidémie rejoignent celles pour les droits humains, comme c’est le cas depuis déjà plus de vingt-cinq ans.
AGORAVOX NETWORK
par D. MATHIEU
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| Rédigé par par D. MATHIEU le 25/06/2008 à 15:02 | Permalien | Commentaires (0) |
 | PLUS fort ensemble contre le sida
02/06/2008
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PLUS fort ensemble contre le sida
En présence du secrétaire général adjoint des Nations-Unies et président de UNITAID, Philippe Douste-Blazy, quatre associations qui viennent en aide aux personnes touchées par le virus du Sida en France, au Maroc, au Québec et au Mali ont décidé d’unir leurs forces en lançant, ce lundi à Paris, PLUS Coalition Internationale Sida.
Engagé depuis bientôt vingt cinq ans aux cotés des personnes touchées par le Sida en France l’association Aides a proposé à ses alter ego étrangers, ARCAD SIDA au Mali, ALCS au Maroc et COCQ-Sida au Québec, de se rassembler au sein d’une coalition pour que les avancés réalisées dans l’accompagnement et la prise en charge des personnes touchées par le VIH, soient portées d’une seule voix sur la scène internationale.
Outre rassembler les connaissances de chacune des associations partenaires, les soutenir et les développer ainsi que peser sur les financeurs internationaux, PLUS entant replacer les malades au cœur des dispositifs d’aide et de prévention. " La coalition pourra travailler avec des chercheurs pour avancer sur des projets qui répondent aux besoins des personnes touchées ", a également précisé Bruno Spire, président de Aides.
Nicolas Vanel
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| Rédigé par Nicolas Vanel le 02/06/2008 à 12:31 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Maroc : les médias de la haine pourraient déstabiliser le pays
20/02/2008
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L'affaire du « prétendu mariage homosexuel de Ksar El Kebir », révélé en novembre dernier par le quotidien arabophone Al Massae, continue d'alimenter un vif débat au sein de la presse marocaine. La médiatisation de cette soirée privée s'est soldée par un procès et au final à des condamnations à de la prison ferme le 16 janvier à l'encontre des personnes présentes à cette fête. L'annonce d'un tel verdict n'a fait qu'attiser la guerre par éditoriaux interposés que se livraient les titres indépendants francophones TelQuel et Le Journal Hebdomadaire au quotidien arabophone Al Massae depuis la publication par ce dernier de photos à visage découvert prises lors de cette fameuse soirée privée qui allait ainsi devenir l'affaire du « mariage supposé homosexuel ». Dernier rebondissement en date, Rachid Nini, directeur d'Al Massae, est assigné à comparaître le 22 février dans le cadre d'un procès en diffamation intenté par le parquet de Ksar El Kebir, la petite bourgade au Nord du Maroc où s'est déroulée la fête.
APN a demandé à Said Essoulami, Directeur du Centre pour la Liberté des Médias base à Casablanca son sentiment sur cette affaire et les leçons qu'il convient d'en tirer.
APN : Quels commentaires vous inspirent les échanges houleux entre certains titres déclenchés par l'affaire de Ksar el Kebir ?
Said Essoulami : Al Massae a attaqué tous ceux qui ont critiqué le discours de la haine et l'incitation à la violence diffusée par les médias durant les événements de Ksar El Kebir. Rachid Nini, directeur d'Al Massae a insulté Ali Amar, le directeur du Journal Hebdomadaire, Ahmed Benchemsi, directeur de TelQuel, et moi-même parce que notre centre, le CMF-MENA, a publié le premier un communiqué condamnant le comportement haineux des quotidiens arabophones Al Massae et Assabahia, et Attajdid contre la minorité homosexuelle considérant qu'il s'agit là d'une violation de la vie privée qui les met en danger. Et effectivement les jours qui ont suivi, des foules de jeunes ont attaqué des domiciles privés et celui de la personne qui aurait organisé la fête gay a été saccagé. Une personne a dû trouver refuge auprès de la police. Des manifestants à Ksar El Kebir avaient déclaré qu'ils étaient informés par Al Massae. Ces événements sont très graves. Certains titres se tournent vers la haine et l'incitation à la violence pour vendre davantage. Ils se moquent des conséquences de leurs discours. Ils pensent qu'ils sont en train de rendre un grand service à la société en protégeant ses valeurs contre les déviants de tous bord.
APN : Ces échanges sont-ils à l'image des tensions qui agitent la société marocaine ?
SE : L'échange entre les deux titres est normale car chacun des deux représente un courant politique et idéologique dans le pays. Grosso modo, Al Massae défend les valeurs traditionalistes proches du courant islamiste et TelQuel les valeurs modernistes proche de la gauche libérale.
APN : Qu'a révélé cette affaire de l'éthique et du professionnalisme de la presse marocaine ?
SE : Cette affaire pose avec acuité le problème de la couverture par les medias de la diversité sexuelle, culturelle, politique et idéologique dans notre pays. Les journalistes utilisent inconsciemment des stéréotypes et des clichés pour décrire la vie des personnes atteintes du sida, les réfugiés africains, les prostituées, les mendiants et les sans abris . En outre, ils s'attaquent aux artistes, aux écrivains et autres groupes qui ont un avis différent de la pensée dominante. Les minorités sont perçues comme des parasites, des déviants ou des dangers pour la société. Cette représentation manipule un certain public qui est prêt à extérioriser ses frustrations dans la haine, le racisme et la violence.
Aucun travail n'est fait sur le devoir des journalistes de respecter les droits et libertés des gens, leurs vies privées, ni sur la manière dont ils doivent traiter les sujets en rapport avec la diversité de la société. Le CMF-MENA lancera en coopération avec une dizaine de publications marocaines une campagne sur les médias et la diversité. Il faut intervenir maintenant avant que les choses n'aillent plus loin. Les medias de la haine peuvent facilement surgir pour déstabiliser le pays. Les expériences des autres pays sont là pour nous servir d'avertissement. Rak ALCS
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| Rédigé par Rak ALCS le 20/02/2008 à 15:33 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Le VIH/sida au Maroc: Un avant-poste de la prévention au Maghreb
03/01/2008
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Premier pays du Maghreb à avoir réagi à l'épidémie du sida, le Maroc est aujourd'hui encore en tête des initiatives en matière de prévention. Menacé, comme les autres pays de la région, par une forte progression du sida, il commence, malgré les tabous persistants, à cibler dans ses campagnes les populations vulnérables, grâce à une mobilisation associative efficace qui pondère les carences du système de santé.
Urgence, inquiétude, mobilisation, les maîtres mots de la prévention chez les militants marocains sont en décalage avec les statistiques officielles : environ 1 600 malades du sida et 30 000 séropositifs. Une approximation inquiétante, comme l'explique Abdessamad Oussayh, président de l'AMJCS (1) : « Le ministère annonce parfois 1 602 cas de sida déclaré, parfois 1 598 ; la presse publie des chiffres tournant autour de 1 250 ou 1 400. La situation est beaucoup plus alarmante qu'elle n'en a l'air ». Même constat de la part du professeur Hakima Himmich, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Ibn Rochd, à Casablanca, et présidente active de l'ALCS, la principale association marocaine de lutte contre le VIH (2). « Malgré le caractère rassurant de ces chiffres, certains éléments font craindre que le Maroc ne soit à un tournant de l'épidémie. Il y a, d'une part, l'augmentation rapide du pourcentage de femmes parmi les malades du sida, passé de 8 % en 1998 à 39 % en 2004. D'autre part, le nombre très important d'infections sexuellement transmissibles (IST), estimé par le ministère de la Santé à 300 000 nouveaux cas par an. » Selon les sources, 2 500 à 5 000 contaminations auraient lieu chaque année. Les régions les plus touchées : le Souss Massa Dra (19 % des cas), Casablanca (17 %) et Marrakech (12 %).
Parmi les nombreuses inconnues qui font craindre une mauvaise évaluation de la situation réelle du pays, le statut des populations à risque qui rend, par exemple, les homosexuels quasiment invisibles. « Au Maroc, indique Hakima Himmich, il est très difficile de parler de son homosexualité. De nombreuses personnes contaminées dans le cadre de relations entre hommes se disent hétérosexuelles. » Selon le code pénal marocain, l'homosexualité constitue un délit grave (3). En dépit du développement de lieux de rencontres implicites (bars, boîtes, etc.), notamment à Casablanca, le tabou est latent et l'homophobie s'immisce parfois dans les colonnes des journaux sous la pression religieuse (4). Il en va de même pour la prostitution, officiellement réprimée, mais très développée sur les boulevards des grandes villes. L'épidémie est particulièrement virulente à Agadir, où le nombre de cas de sida double chaque année, en raison du tourisme sexuel et de la prostitution massive des femmes pauvres.
Autre limite de taille, la déclaration de la maladie n'est obligatoire que pour les cas de sida déclaré, ce qui exclut une évaluation précise du nombre de personnes séropositives. Il arrive, d'ailleurs, que les médecins libéraux ne fassent pas la déclaration ou ne parviennent pas à diagnostiquer la maladie. « Malheureusement, jusqu'à présent, nous n'avons pas organisé réellement, ni notre association ni le ministère de la Santé, de formation conséquente pour les médecins du secteur privé, reconnaît le professeur Himmich. 60 % de nos patients arrivent à un stade sida alors qu'ils ont consulté des médecins pour des infections mineures ou des infections opportunistes. »
Prise en charge
Les patients séropositifs bénéficient d'une prise en charge inégale selon la région où ils habitent. Au Maroc, les personnes vivant avec le VIH ne sont pas soignées dans les centres de traitement ambulatoire (CTA) ni dans les centres de santé, mais au niveau des CHU, notamment à Rabat et à Casablanca, et dans les centres référents des hôpitaux de province. Les CTA, administrés par l'OPALS Maroc (5), et les centres d'information et de dépistage anonyme et gratuit (CIDAG) de l'ALCS assurent en revanche les tests VIH auprès de la population. Leur nombre est insuffisant puisque dans une agglomération comme Casablanca, qui compte cinq millions d'habitants, un seul centre de dépistage est opérationnel. Et des régions rurales à forte prévalence comme le Souss Massa Dra, au sud, et Béni Mellal, dans les zones montagneuses, ne bénéficient d'aucune structure permanente de dépistage. « Il y a cependant une très nette volonté de la part du ministère de la Santé d'augmenter le nombre de ces structures, note la présidente de l'ALCS. A ce titre, nous avons mis en circulation, depuis deux ans, deux centres mobiles de diagnostic anonyme et gratuit, financés, l'un dans le cadre d'un projet du Fonds mondial, l'autre par la région Ile-de-France. Ils nous permettent de faire jusqu'à cent tests par jour et de couvrir toutes les régions. » La signature d'une convention de partenariat avec l'Agence de développement social (ADS) devrait par ailleurs aboutir à la création de nouveaux CIDAG dans les quartiers défavorisés de la périphérie de Casablanca.
En dépit d'un maillage sanitaire insuffisant (voir encadré sur le réseau de soins), les associations participent activement au suivi des patients pris en charge. L'ALCS revendique ainsi une file active de 800 patients à Casablanca, 300 personnes à Agadir et 150 à Marrakech. Enfin, la trithérapie coûte aujourd'hui 800 dirhams par personne et par mois (environ 80 euros). Elle est partiellement prise en charge par les associations et le ministère de la Santé. « Le Programme national de lutte contre le sida va commencer à acheter des médicaments génériques, précise le professeur Himmich. Malheureusement, les fabricants indiens ne nous ont pas accordé des prix aussi faibles qu'en Afrique subsaharienne. De plus, les thérapies de deuxième et de troisième intention coûtent plus de 1 500 euros par mois et restent inaccessibles. »
Actions ciblées
Sous la houlette du Fonds mondial, le Programme national de lutte contre le sida a entrepris, depuis 2002, des actions de prévention spécifiques aux populations vulnérables, à commencer par les prostituées . Le code pénal marocain interdisant la prostitution, la répression a longtemps prévalu. La police considère le fait de posséder des préservatifs comme un flagrant délit de prostitution. Or, depuis le printemps dernier, les autorités manifestent la volonté de faire cesser ces comportements. Cette attitude nouvelle pourrait permettre à l'ALCS de renforcer sa prévention de proximité.
Dans cette nouvelle logique de prévention ciblée, chaque association a rapidement identifié une population particulièrement fragilisée dans ses campagnes. C'est le cas de la campagne « Femmes, filles, VIH et sida » de l'OPALS Maroc qui, fin 2004, prenait en compte les inégalités entre les hommes et les femmes en matière de sexualité. L'AMJCS a choisi, pour sa part, de mettre au point, à Casablanca, des stratégies personnalisées en fonction des populations : grand public, enfants des rues, enfants ouvriers, femmes analphabètes, professionnels du sexe et jeunes scolarisés.
Un écueil cependant : dans les régions rurales et sous-médicalisées comme le Sud berbère et, au Nord, le Rif, on parle rarement l'arabe et encore moins le français ; les campagnes de prévention en dialecte restent rares. Une situation qui nécessite d'urgence une redistribution des messages de prévention, aujourd'hui concentrés uniquement dans les grandes villes.
Vincent Michelon Rak ALCS
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| Rédigé par Rak ALCS le 03/01/2008 à 16:39 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Atelier de formation sur le Sida et les MST au Maroc
27/12/2007
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Un atelier de formation sur le Sida et les MST se tient pour la première fois au Maroc en collaboration avec le fonds mondial de lutte contre le Sida, a appris APA jeudi à Rabat de source officielle.
Cet atelier, de quatre jours, vise à créer une équipe pédagogique compétente pour lutter contre ce genre d’infections, a indiqué le ministère marocain de la jeunesse et des sports, initiateur de la formation.
Parmi les objectifs de cette rencontre, qui prendra fin vendredi, la prévention des jeunes contre ces maladies à travers des programmes de sensibilisation encadrés par des groupes pédagogiques dans les maisons des jeunes à travers le Royaume Chérifien.
Quelque 40 associations de lutte contre le Sida sont en activité dans les maisons des jeunes au Maroc.
Hakima Himmich, présidente de l’association marocaine de lutte contre le sida (ALCS) a confié à APA qu’il y a « des indices d’inquiétude » au Maroc du fait que le nombre de cas de sida a augmenté rapidement durant les cinq dernières années.
Les estimations montrent une augmentation régulière du nombre de personnes vivant avec le VIH au Maroc passant de 14.500 en 2003 à 18.000 en 2005 et devrait continuer à progresser pour atteindre 28.000 en 2010.
Une « mobilisation collective » s’impose selon la présidente de L’ALCS qui a vu le jour en 1987, une année après l’annonce du premier cas de sida au Maroc.
Le pays compte officiellement 2.306 cas de Sida au 30 juin 2007, dont 62 pour cent ont été notifiés entre janvier 2001 et décembre 2006 et 39 pour cent sont des femmes .
Rabat a élaboré un plan stratégique (2007-2011) de lutte contre le sida, qui se fixe comme objectif central d’assurer l’accès généralisé à la prévention, aux soins et à l’appui des personnes vivant avec le VIH.
YB/of/APA 27-12-2007 Rak ALCS
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| Rédigé par Rak ALCS le 27/12/2007 à 02:10 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Maroc/sida : des ONG appellent à promouvoir le rôle des médias
02/12/2007
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RABAT, 1er décembre (XINHUA) -- Le réseau des ONG marocaines pour la lutte contre le sida (ROMS) a appelé, samedi à Rabat, à renforcer les partenariats et à associer les médias aux efforts de lutte contre le sida afin d'assurer une large diffusion des informations relatives à la pandémie.
Lors d'une conférence de presse organisée à l'occasion de la Journée mondiale contre le sida, les membres du ROMS ont exprimé leur volonté à élargir le cercle du Réseau à toutes les associations marocaines dans l'objectif de coordonner les efforts de lutte contre cette maladie et améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.
S'exprimant à cette occasion, le directeur exécutif de l'association marocaine de planification familiale Mohamed Graigaa a indiqué que le Maroc a enregistré des avancées notables en matière de prévention et de sensibilisation au sida, appelant à une implication active des médias, des ONG et de la société civile pour plus de mobilisation contre cette pandémie en particulier, et contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) en général.
Pour sa part, le président de l a Ligue marocaine de lutte contre les MST , Abdelhak Sekkat, a mis l'accent sur l'importance de la prise en charge thérapeutique et éducative des cas porteurs de maladies sexuellement transmissibles qui sont, a-t-il fait savoir, au nombre de 600.000 au Maroc.
Composé de 33 associations, le ROMS a été créé à l'initiative de l'Organisation Pan-Africaine de Lutte contre le Sida (OPALS) dans l'objectif de coordonner les efforts pour une lutte plus efficace contre les infections sexuellement transmissibles sur les plans local, national, régional et international. Rak ALCS
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| Rédigé par Rak ALCS le 02/12/2007 à 04:12 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Maroc: Création d'une Association de séropositifs
02/12/2007
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Rabat, Maroc - Une Organisation non-gouvernementale regroupant quelque deux cents séropositifs a été créée samedi au Maroc, à l'occasion de la Journée internationale contre le SIDA, a-t-on appris dimanche à Rabat.
L'association "Annahar" (le jour) ambitionne essentiellement de sensibiliser les pouvoirs publics, notamment le ministère de la Santé, afin qu'ils accordent plus d'intérêt aux séropositifs au Maroc, où sont dénombrés 2.400 cas de SIDA déclarés en 2007 et entre 16.000 et 20.000 porteurs du virus.
L'organisation compte également oeuvrer pour que la couverture sociale et médicale soit étendue aux séropositifs et aux malades du SIDA et pour qu'un combat soit mené contre les Maladies sexuellement transmissibles (MST).
Au Maroc où il existe actuellement une tendance à l'accroissement du nombre d'infection au VIH, le mode de transmission dominant reste dans plus de 70% des cas, la voie hétérosexuelle, alors que les femmes sont de plus en plus touchées pour des raisons biologiques, socio-économiques et juridiques.
L'ignorance, la non-utilisation de préservatifs et bien d'autres facteurs sont à l'origine de l'évolution de cette pandémie au Maroc, dont le traitement coûte près de 80 euros par mois, indiquent des sources sanitaires.
Quant au nombre de personnes sous traitement au Maroc, il est estimé à quelque 700 patients, qui sont pris en charge par les organismes des mutuelles pour ceux ayant une couverture médicale et par le ministère de la Santé pour ceux qui n'en bénéficient pas.
Rabat - 02/12/2007
Panapress Rak ALCS
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| Rédigé par Rak ALCS le 02/12/2007 à 03:43 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Les médias invités à « plus d’implication » contre le Sida
02/12/2007
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Le réseau des ONG marocaines pour la lutte contre le Sida (ROMS) a appelé, samedi à Rabat, les médias à « s’impliquer davantage » dans la sensibilisation contre le fléau du Sida au Maroc.
Le Réseau, composé de 33 ONG, a estimé dans un point de presse tenu à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, que des partenariats s’imposent avec la presse pour garantir une diffusion ample et efficiente des informations sur cette pandémie et assurer une sensibilisation continue.
Le ROMS s’est dit par ailleurs disposé à s’ouvrir et à coordonner avec d’autres associations en vue de servir les personnes vivant avec le VIH.
Le ROMS a été créé à l’initiative de l’Organisation panafricaine de lutte contre le Sida (OPALS) pour coordonner les efforts de lutte contre les infections sexuellement transmissibles.
Selon la Ligue marocaine de lutte contre les MST les cas porteurs de maladies sexuellement transmissibles au Maroc s’élève à environ 600.000.
Par ailleurs, une marche « symbolique » a été organisée samedi à Casablanca à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida.
Des centaines de personnes avaient scandé des slogans de sensibilisation contre ce fléau, a constaté APA sur place.
La ville de Marrakech (centre) a célébré, à son tour, la journée mondiale par une kermesse organisée dans un parc historique de « la ville ocre » pour sensibiliser le grand public en transmettant les informations sur ce fléau via des méthodes didactiques ludiques.
Organisée en partenariat avec le Fonds des Nations Unis pour la Population (FNUAP) cette action de L’association marocaine de lutte contre le sida (ALCS) ambitionne de s’exporter dans les autres villes.
Le Maroc compte officiellement 2.306 cas de Sida au 30 juin 2007, dont 62 pour cent ont été notifiés entre janvier 2001 et décembre 2006 et 39 pour cent sont des femmes .
La tranche d’âge la plus touchée est celle des adultes jeunes (moins de 40 ans), 23 pour cent des cas ont entre 15 et 29 ans et 42 pour cent entre 30 et 39 ans.
Une convention a été signée le 29 mai dernier entre le ministère de la santé et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en vertu duquel le Fonds va accorder une subvention de 30 millions de dollars au Maroc, étalée sur cinq ans.
L’Association marocaine de lutte contre le sida (ALCS) estime que malgré la faible prévalence de la situation épidémiologique au Maroc où le premier cas de Sida déclaré date de 1986, elle présente pour autant des facteurs de risque d’extension parmi les populations vulnérables.
Les estimations montrent une augmentation régulière du nombre de personnes vivant avec le VIH passant de 14.500 en 2003 à 18.000 en 2005 et devrait continuer à progresser pour atteindre 28.000 en 2010.
Le Royaume a élaboré un nouveau plan stratégique national (2007-2011) de lutte contre le sida, qui se fixe comme objectif central d’assurer l’accès généralisé à la prévention, aux soins et à l’appui des personnes vivant avec le VIH.
Selon le ministère marocain de la santé, le Royaume chérifien a enregistré des avancées notables en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge des personnes vivant avec le VIH.
Cependant la ministre de la santé, Yassmina Badou estime qu’en dépit des « acquis, la vigilance s’impose » .
En Côte d’Ivoire, la ministre chargée de la lutte contre le SIDA, Dr Christine Adjobi a appelé à la mobilisation de tous « pour un leadership fort pour vaincre la pandémie », samedi à Man (ouest), lors de la célébration de la 20 eme journée mondiale de lutte contre le SIDA
Cette journée dont le thème est : « leadership », permet à la communauté internationale de dresser le bilan du progrès réalisé pour atténuer cette pandémie, après 20 ans de lutte.
« Le gouvernement doit s’approprier davantage ce thème en vue d’intensifier sa réponse nationale en mettant un accent particulier sur le leadership institutionnel », a dit Mme Christine Adjobi Nebout.
Selon la ministre chargé de la lutte contre le sida, le leadership doit susciter la mobilisation contre la pandémie.
C’est pourquoi elle a invité ses compatriotes à « mettre tout en œuvre pour rendre effective la mobilisation des différentes communautés sur l’ensemble du territoire », pour atteindre l’objectif, celui de réduire la séroprévalence.
Selon les derniers chiffres fournis par l’enquête sur les indicateurs du Sida (Eis-Ci 2005), la séroprévalence en Côte d’Ivoire est passé de 7% en 2003 à 4,7% en 2005, avec plus de 600 000 enfants orphelins du fait de la pandémie.
YB/aft/APA 02-12-2007
APA News Rak ALCS
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| Rédigé par Rak ALCS le 02/12/2007 à 00:28 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Maroc: Tuberculose et SIDA
30/05/2007
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Le risque omniprésent
une convention relative à la subvention du Fonds mondial, retenue dans le cadre du 6 ème appel à soumissions a été signée le 29 mai 2007 par le ministre de la Santé et le directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la paludisme, en présence des partenaires nationaux et internationaux, des secteurs gouvernementaux et de la société civile, bénéficiaires de la subvention.
Malgré la faible prévalence caractérisant la situation épidémiologique au Maroc, elle présente néanmoins des facteurs de risque d'extension parmi les populations vulnérables ou ayant des comportements exposant aux IST, VIH, sida.
De même qu'à partir des données récentes sur la séroprévalence du VIH dans les différents groupes de la population, les estimations montrent une augmentation régulière du nombre de personnes vivant avec le VIH passant de 14.500 en 2003 à 18.000 en 2005 et devrait continuer à progresser pour atteindre 28.000 en 2010, selon les projections effectuées par le logiciel spectrum proposé par l'ONSIDA.
Ayoub Akil
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| Rédigé par Ayoub Akil le 30/05/2007 à 01:06 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Plan d'appui du fonds mondial contre le sida et la tuberculose au Maroc
29/05/2007
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Le Fonds mondial contre le sida a signé mardi avec le Maroc une convention d'appui contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour une subvention de 30 millions de dollars, étalée sur cinq ans, a-t-on appris de source officielle.
L'accord a été signé à Casablanca par le directeur exécutif du Fonds mondial, Michel Kazatchkine, et le ministre marocain de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah.
"Le Maroc est un pays exemplaire dans la région (Maghreb) en matière de lutte contre ces maladies ", a déclaré M. Kazatchkine lors de la signature.
Le Maroc compte, selon le ministère de la Santé, quelque 2.060 cas de sida et plus de 20.000 séropositifs.
En dépit de la faible prévalence du VIH, le royaume reste "vigilant" face à cette maladie, a assuré Cheikh Biadillah.
Le royaume a élaboré un nouveau plan stratégique national (2007-2011) de lutte contre le sida, qui fixe comme objectifs d'assurer l'accès généralisé à la prévention, aux soins et à l'appui des personnes vivant avec le VIH, selon le ministère de la Santé.
Le paludisme a été éradiqué au Maroc dès 2003, selon la même source.
Quant à la tuberculose, quelque 26.000 nouveaux cas sont dépistés chaque année.
Outre le ministère de la Santé, plusieurs associations non gouvernementales contribuent au Maroc à la lutte contre le sida et la tuberculose.
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, un partenariat public-privé, a été fondé en 2002 par le secrétaire général de l'ONU de l'époque Kofi Annan. Il accorde des financements pour lutter contre ces trois maladies parmi les plus meurtrières dans les pays en développement.
Rak ALCS
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| Rédigé par Rak ALCS le 29/05/2007 à 00:13 | Permalien | Commentaires (0) |
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