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BlogMouride

Dans la vie il faut avoir deux idées, l'une pour tuer l'autre (Amartya Sen, philosophe indien)

Dictionnaire en ligneVoyage dans le Maroc ancien : cartes postales, photos, gravures, affiches, monnaies et documents d'époque. MarocAntics, le site des arts traditionnels du Maroc. Egypte
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chronique 
Désordre linguistique au Maroc: La situation  Lundi 29 Juin 2009
Une langue est considérée comme menacée si elle risque de ne plus avoir de locuteurs d'ici la fin du XXIe siècle. Une langue qui paraît solide, car utilisée par plusieurs millions de personnes, peut être en danger.
D’après un document Unesco (portal.unesco.org/culture)


Abdelaziz Mouride
Dans une précédente chronique, j’ai soutenu que le pluralisme linguistique au Maroc est moins choisi que subi. En fait nous vivons en la matière, un désordre des plus dangereux qui explique à lui seul nombre de nos déboires à commencer par le peu de performance de notre système éducatif, et plus que tout, le trouble identitaire des marocains qui ne savent plus dans quelle langue s’exprimer.
Depuis l’indépendance nous prétendons officiellement être un pays bilingue, l’arabe et le français. Et nous nous en accommodions tant que toute contradiction était exclue. Aujourd’hui, on est forcé de reconnaître que la situation est un peu plus compliquée que le ne le suggèrent nos œillères. Nous nous efforçons de nous rattraper en accordant une petite place –en fait un strapontin- à la langue amazigh, en pensant nous tirer d’affaire de la sorte.
Eh bien non, malheureusement. Les choses sont beaucoup plus compliquées que nous le pensons.
Voici en quelques points comment la situation se présente :
1- L’arabe classique et le français sont les deux langues écrites utilisées dans l’enseignement, les médias et l’administration, alors que dans leur vie quotidienne les marocains utilisent des langues complètement différentes : l’amazigh et l’arabe marocain ou la darija.
2- La fonction de toute langue est d’être un facteur d’intégration des citoyens dans leur société. Au lieu de ça, nous sommes en train d’en faire, en raison de notre aveuglement, un instrument d’exclusion de pan entier de la population. L’exemple le plus représentatif de cette exclusion est le fait que quotidiennement des millions de citoyens analphabètes, peu instruits ou encore ne connaissant pas la langue française, sont interdits de suivre des programmes de télévision ou da radio, qui souvent parlent d’eux, mais en français ou en arabe classique, qu’ils ne connaissent pas.
3- L’arabe classique, pourtant décrétée langue officielle, n’est pas pour autant sortie d’affaire. Exclue en tant que langue de des cycles supérieures de l’enseignement notamment dans les branches scientifiques et des grandes écoles, dévalorisée dans les établissements privés dans le secondaire, exclue en tant que langue d’expression dans les institutions de la recherche scientifique et dans les milieux d’affaires dont la langue d’usage et le français, l’arabe classique est en train de perdre de plus en plus d’usager, après avoir perdu tout locuteur. Plus clairement, elle est menacée de disparition dans notre pays au cours du siècle en cours.
4- De ce fait nous sommes en train par cette politique insensée, de préparer notre société qui a eu beaucoup de mal à surmonter le tribalisme, à d’autres formes de déchirures peut-être beaucoup plus grave : le communautarisme linguistique entre francophone et non francophone. Deux communautés qui se tournent le dos en s’ignorant royalement.
5- Nous jurons nos grands dieux, la main sur le cœur, de vouloir faire une grande place à l’amazigh en tant que langue nationale d’apprentissage à l’école, mais nous ne faisons rien pour qu’elle le devienne vraiment, c'est-à-dire en en faisant une langue capable de soutenir la concurrence des autres langues. Il est regrettable à ce propos de constater que les ténors de l’amazighité eux même préfèrent produirent dans d’autres langues, notamment en français et en anglais, que dans la langue amazigh. Aujourd’hui encore, connaître ou ne pas connaître l’amazigh n’a aucune importance.
6- Nos peurs des tabous, notre aveuglement par l’idéologie pan arabe, nous empêche jusqu’à présent d’engager, comme le réclament de plus en plus beaucoup de jeunes aujourd’hui, un débat courageux sur la langue la plus utilisée par l’écrasante majorité des Marocains à savoir la darija. Qu’est ce qui nous empêcherait en effet de débattre sur la possibilité d’utiliser cette langue en tant que moyen d’apprentissage en lieu et place, disons le franchement, de la langue classique ? Et d’abord, qu’est-ce qui nous empêcherait de la codifier et d’en faire usage en tant que langue d’écriture et de communication dans les médias ?
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Au fil des jours 
Je n'irai pas voter demain  Jeudi 11 Juin 2009
Abdelaziz Mouride
Plus que quelques heures pour qu’enfin le grand jour arrive. Le grand jour ? Quel grand jour ? Le jour du scrutin pour les communales, voyons ! Ah, oui, la campagne électorale ! Le vote ! Excusez-moi, ça m’est complètement sorti de la tête, tout ça. Remarquez, la façon dont la campagne s’est déroulé, n’est pas vraiment pour la graver dans les mémoires. Ou alors si : comme étant la pire manière de convaincre les gens d’aller voter.
« A chaque fois que je vois sur l’écran de télé la tronche de l’un des individus qui viennent quémander nos voix, soit je zape, soit j’en profite pour aller pisser », me confie mon voisin de palier que je croise parfois dans l’ascenseur.
C’est un peu méchant, je ne dis pas mais franchement ! Tenez par exemple, moi, j’ai décidé cette fois d’ « accomplir mon devoir de citoyen » comme on dit, en allant voter. C’est la première fois de ma vie que je vais peut-être le faire et à l’âge de 60 ans ! Ce n’est pas que je ne voulais pas les fois précédentes, mais la manipulation du scrutin était tellement cousue de fil blanc que ça ne valait pas le déplacment. Cette fois , peut-être les choses ont un peu changé, enfin je pense. Et comme je n’ai pas de candidat favori, ou de préjugé vis-à-àvis des 30 partis en lice, j’avais décidé dès l’ouverture de la campagne, de suivre scrupuleusement comme un bon élève, l’intervention à la télé de chacun des candidats, question de me faire une idée sur leur discours et de jeter ma dévolue sur celui qui me paraîtrait le plus convaincant, et à l’occasion de comprendre les problèmes de nos communes en suivant les débats sur le sujet.
Aujourd’hui à quelques heures du vote, je dois l’avouer, je ne suis pas plus avancé qu’au point de départ ; je suis désemparé, je ne sais toujours pas où je vais donner du bulletin. Je n’en sais pas plus non plus sur ce qui a été fait ou ne pas été fait durant l’exercice précédent dans ma propre commune. Je n’ai pas vu en l’occurrence, Si Sajid notre maire, venir nous explique le pourquoi du comment des problèmes de notre ville. Mieux, je ne connais toujours même pas l’identité des responsables sortants de mon propre arrondissement.
Ce que par contre j’ai vu et revu durant tous ces quinze jours, ce sont d’illustres inconnus qui viennent répéter les mêmes niaiseries dans une langue châtiée et tribuchante, qu’ils sont d’honnêtes citoyens compétents qui méritent notre confiance plus que leurs concurrents.
D’où mon désarroi : 15 jours de campagne pour entendre la même litanie, les mêmes mots : honnêteté et compétence. Et je ne sais comment m’est venu à l’esprit cette phrase d’un certain Philippe Bouvard qui disait :
« L'honnêteté est la seule méthode qui permette d'escroquer plusieurs fois la même personne. »
Je ne sais pas si ces gens qui viennent aujourd’hui clamer leur rectitude morale sans y être invités ont été ou sont des escrocs, je sais seulement que la transparence, n’a pas été pour leurs prédécesseurs depuis 1975, le premier des mérites, ce qui nous met, nous les pauvres citoyens sinon en droit de les montrer du doigt, du moins de nous résoudre à cette sagesse : « Evitez ceux qui parlent de leur honnêteté ; ils vous roulent. Traitez avec celui qui se vante d'avoir roulé autrui ; c'est qu'il n'en a pas l'habitude. »
Me déplacerai-je demain au bureau de vote ? Je ne pense pas non. Faute de bon candidats.
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Au fil des jours 
Campagne électorale? quelle campagne électorale?  Samedi 06 Juin 2009
Abdelaziz Mouride
Le Maroc est-il en campagne électorale communale en ce mois de juin ? J’aurais juré que non si ce n’est ces maigres spots publicitaires à la télévision vantant à qui mieux mieux les mérites des compétiteurs et appelant au vote le 15 courant.
A part ces spots qui ont tout de la réclame pour savonnette, mais en pire, rien. Le vide qui le dispute au néant.
Et moi qui croyais que les campagnes électorales en démocratie, étaient des moments forts, des rendez-vous cruciaux entre nouveaux candidats, édiles sortants et citoyens électeurs pour un débat contradictoire sur le bilan de l’équipe sortante afin de donner aux électeurs la possibilité de choisir les bonnes personnes pour présider aux destins de leurs villes et de leurs campagnes.
Et moi qui croyais que les campagnes électorales étaient des occasions pour engager une réflexion collective sur les défis du présent et les projections de l’avenir de nos espaces communales.
Décidemment je me trompais. A preuve, ce que je vois et ce que j’entend à la télé et à la radio ; ce que je lis dans les journaux. Ou plutôt ce que je ne vois pas, ce que je n’entends pas et ce que je ne lis pas.
Je n’ai vu nulle part par exemple, le sieur Sajid, pour ne citer que lui, qui préside au destin de Casablanca, la plus grande métropole du pays, venir nous expliquer pourquoi la ville est aussi sale que par le passé ; la crise du transport urbain est toujours entière malgré l’entrée en lice du nouvel acteur français. Pourquoi l’insécurité règne dans nos rues, pourquoi les espaces verts sont rares, le parc de la ligue arabe délabré, des écoles publiques abandonnées et soumises aux enchères? Pour engager un débat sur le projet de la ville (s'il en posséde un) où il veut nous faire vivre dans 20 ans.
La citation de Sajid vaut pour tous les autres, sans exception.
Je me trompais donc et comment ! Ne nous sommes pas à l’ère de la communication où il est question de séduire au lieu de convaincre ; donner à croire au lieu d’informer. Et pour ce faire, il suffirait de quelques images d'epinal et une bonne formule. Comme pour les savonnettes. Du genre : « Votez pour moi, je suis plus honnête que mon rival » ! Très convaincant n’est-ce pas ? L’ennui est que tout un chacun répète la même niaiserie, tout le monde la ressasse depuis toujours au point que personne n’y croit, même pas ses auteurs.
Avec ça on nous parle de démocratie locale, alors que le procédé est celui révolu des régimes les plus totalitaires : ne jamais informer, séduire pour fidéliser, dissuader toute velléité d’intelligence critique.
En fait ces pratiques viennent de loin ; du temps de Hassan II où la démocratie, les élections et tout le tralala n’était pas plus que de la poudre aux yeux, un discours destiné à la consommation à l'international.
Aujourd’hui, les choses ont un peu changé, mais les procédés sont exactement les mêmes que dans le passé.
Dites-moi ? Combien de magazines d’information sur les problèmes du pays ; combien de programmes de débats contradictoires nos télés insérent-elles dans leurs grilles hebdomadaires, au regard de ce qui est réservé aux feuilletons et au foot ?
Dites-moi encore: Est-il arrivé ne serait qu'une fois durant toutes ces années, que le Président de votre commune vient en visite à votre quartier, s'inquiéter des problèmes des habitants? Vous est-il jamais arrivé de le voir même? Je ne sais pas pour vous, mais moi, jamais.
Faut-il s’étonne alors que le gros des électeurs se détourne des urnes ?

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chronique 
J’étais gros fumeur et j’ai vaincu la cigarette  Lundi 01 Juin 2009
39 ans. Oui, 39 ans de cigarette. Un paquet par jour il y a 20 ans, 2 à 3 paquets après. Depuis 2 ans la cigarette pour moi, c’est de l’histoire ancienne. Depuis juin 2007 plus exactement. Et voici mon histoire.
Abdelaziz Mouride
J’étais donc gros fumeur, gros buveur de café aussi. Je n’imaginais pas ma vie sans cigarette ni café. Ces deux ingrédients rythmaient mes mouvements de chaque instant, ponctuaient chacun de mes gestes du quotidien, chez-moi, dans la rue et au journal ou je travaille. Je finis de prendre mon petit déjeuner, j’allume une cigarette, je monte en voiture pour le travail, j’allume une cigarette, je m’installe devant mon ordinateur, automatiquement, ma main tire une autre cigarette. Je dis une cigarette, en fait, la première cigarette est généralement suivie de plusieurs autres à intervalle de plus en plus réduit au fil du temps. Bref, je fumais beaucoup sans me contrôler et même sans me rendre compte de mon geste. Je ne parle pas du nombre de tasses de café que j’ingurgitais au cours d’une journée pour faire passer la cigarette. Au bas mot, cinq, six tasse dans la journée. La cigarette appelle le café, et le café appelle la cigarette. L’enfer quoi ! Mais à l’époque, c’était le paradis pour moi. Je fumais réellement avec plaisir, bien que souvent je fumais de manière machinale. Surtout lorsque j’étais en train d’écrire, ce que je faisais quotidiennement. Je ne supportais pas que quelqu’un me conseillait de couper la cigarette. C’était la meilleure manière de me mettre en colère. Bien sûr, comme tout grand fumeur, il m’arrivait de culpabiliser, d’avoir mauvaise conscience, et par conséquent de penser à en finir avec la cigarette. Comme tout le monde, moi aussi je m’inquiétais pour ma santé, moi aussi j’avais peur de la mort. Cependant à chaque fois que je me trouvais dans cette situation, mon désir de cigarette au lieu de faiblir, augmentait encore plus, je fumais plus de cigarette qu’à l’accoutumée.
Résultat. J’étais maigre comme un clou, je ne portais pas mes vêtements, j’y flottais en fait. Je me sentais en état de fatigue permanent, je mangeais peu, je dormais mal et difficilement. Bref, la mal vie, avec tout ce qui s’ensuit, la mélancolie, la nérvosité, le stress, la culpabilité et le sentiment d’être dépourvu de volonté, d’être d’une petite nature, faible et sans consistance.
Et puis il y a eu ce jour du mois de juin 2007. Le 15 je crois. Je descendais de voiture, une cigarette au bec comme d’habitude, lorsque je fus pris d’une petite douleur sous l’aisselle. La petite douleur devient de plus en plus grande, de plus en plus insupportable et de plus en plus tentaculaire. Bref, on dut appeler une ambulance et me voilà à l’hôpital dans une salle d’attente pleine de monde. C’est à ce moment précis, dans ce lieu de tristesse et de douleur que ma décision de mettre fin à la cigarette est prise. Avec une détermination et une fermeté que je ne me connaissais pas auparavant. Ce qui m’a décidé ? C’était moins la douleur insupportable que je ressentais alors que l’état déplorable de l’hôpital où j’étais déchu.
Je m’étais dit : « Peut-être qu’un jour je vais me retrouver dans un lit d’hôpital, mais je ferai tout pour que ce soit le plus tard possible, et en tout cas, que ce ne soit pas par ma faute ». Ce fut la dernière fois que je mettais une cigarette aux lèvres. Le paquet que je venais d’acheter une heure auparavant était encore plein. Je le mis sans hésiter dans la poubelle. Ma volonté était sans faille . Il fallait que j’adopte une d’hygiène de vie la plus irréprochable possible. J’avais 58 ans. L’âge limite pour prendre les rênes de sa propre vie. Il me fallait mettre fin à la cigarette. Une heure auparavant, j’étais un fumeur convaincu, et me voilà transformé de manière imprévue en ayatollah de l’anti tabac.
Deux ans aujourd’hui se sont écoulés. J’ai pu tourner la page de la cigarette avec succès. La cigarette, et le café à l’occasion, ne font plus partie de mes habitudes, je les ai évacué de ma vie quotidienne. Sans effort pour le café, très difficilement pour la cigarette qui comme je l’ai dit, rythmait mes gestes quotidiens depuis l’âge de 20 ans.
Aujourd’hui, à 60 ans, j’ai le sentiment d’être un jeune homme de 40 ans. Je mange comme trois personnes, je dors du sommeil des justes. Fini le sentiment de fatigue permanent, la mélancolie ; fini les maux de têtes répétés, la bouche sèche à longueur de journée, l’haleine fétide et le reste. Pour ne rien cacher, même sur le plan sexuel, les performances sont nettement meilleures.
Il m’a fallu batailler dur pour en arriver là. Il ne faut pas se raconter des histoires. Pour quelqu’un qui fumait depuis plusieurs années, passer au régime d’abstinence complète n’est pas une entreprise facile. C’est un changement radical de mode de vie et de fonctionnement au quotidien. Ce n’est pas le jeun de ramadan que l’on rompt au coucher du soleil, c’est un jeun pour la vie. Il faut une volonté de fer, et une forte mobilisation psychologique à chaque instant durant plusieurs mois. Votre ennemi dans ce corps à corps contre la cigarette, ce n’est pas un tiers, c’est vous-même. Vous vous prenez à vous mentir, à vous jouer des tours diaboliques pour renoncer à votre décision. C’est une lutte de chaque instant, la cigarette devient votre sujet favori de discussion, vous ne cessez pas d’y penser durant la journée, vous y rêvez la nuit. Et il faut compter près d’une année pour que vous l’oublier.
Vous commencez à mettre en doute, la nocivité de la cigarette, vous vous dites : « ce n’est pas sûr que la cigarette tue, à preuve, il y a des fumeurs qui ont plus de 80 ans » ou encore : « d'accord, la cigarette est peut-être dangereuse, mais pas pour tout le monde surtout pas pour ceux qui fume peu ». Etc …
La plupart des gens qui reviennent à la cigarette cèdent à ce genre d’arguments séduisants, quoique fallacieux pour quelqu’un qui tient à améliorer la qualité de sa vie et celle des siens.
Pour renforcer ma volonté, j’ai commencé à faire du sport en salle, avec une assiduité sans faille. Je paie la salle avec une petite partie de l’argent que je dépensais auparavant pour la cigarette et le café.
Est-il possible que je récidive un jour ? Jamais, je n’y pense même pas. Aujourd’hui, c’est la première fois que j’évoque mon histoire avec ce poison que j’ai complètement oublié il y a un an. Pourquoi ? Pour dire au fumeur ceci : se débarrasser de la cigarette, c’est possible, il suffit de le vouloir et de le vouloir fermement.
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Citations 
Paroles de philosophes  Lundi 18 Mai 2009
*Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille.
(Napoléon Bonaparte)
*J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé.
(Voltaire)
* Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté.
(Woody Allen)
*Qui triomphe de lui-même possède la force.
(Lao-Tseu)
* Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même.
(Jiddu Krishnamurti)
* A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par-dessus ?
(Boris Vian)
* Etant philosophe, j'ai un problème pour chaque solution.
(Robert Zend)
*Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.
(Jules Renard)
* Aujourd'hui, j'ai permis au soleil de se lever plus tôt que moi.
(Georg Christoph Lichtenberg)
* L'espérance est un risque à courir.
(Georges Bernanos)
*Il y a trois sortes d'hommes politiques : ceux qui troublent l'eau ; ceux qui pêchent en eau trouble ; et ceux, plus doués, qui troublent l'eau pour pêcher en eau trouble.
(Arthur Schnitzler)
*Qui ne continue pas à apprendre est indigne d'enseigner.
(Gaston Bachelard)
*Beaucoup seraient lâches s'ils en avaient le courage.
(Thomas Fuller)
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chronique 
Les classes moyennes selon le rapport Lahlimi: L'ampleur de la pauvreté.   Samedi 09 Mai 2009
Abdelaziz Mouride
Peut-on parler de classes moyennes au Maroc ? Une enquête conduite par Ahmed Lahlimi, patron du Haut Commissariat au Plan, répond plus ou moins confusément, par l’affirmatif. Ce qui ne manque pas d’étonner lorsqu’on se rappelle que le rapport sur le développement humain, réalisé il y a quelques années hésite à aller dans le même sens au motif de l’extrême hétérogénéité des couches sociales concernées : « Il est difficile d’affirmer que ces couches représentent une classe homogène, ayant une conscience d’appartenance commune et un système de valeurs et de comportements uniforme- lit-on dans 50 ans de développement humain au Maroc. Ils s’agirait plutôt d’une nébuleuse qui regroupe un large spectre de catégories socioprofessionnelles dont les conditions sociales et le mode de vie sont variables : cadres, professions libérales, fonctionnaires et cadres moyens, commerçants, petits et moyens entrepreneurs, agriculteurs, artisans, prestataires de services, etc.. »
D’où vient l’écart d’appréciation ?
Du fait que l’équipe de « 50 ans de développement humain » conduite par Meziane Belfkih, aborde la question de la classe moyenne en tant que concept sociologique bien déterminé, alors que pour Lahlimi classe moyenne n’est qu’une donnée statistique qui se situe entre deux, une sorte de catégorie intermédiaire qui se définit essentiellement par le niveau de ses revenus et de la structure de ses dépenses de consommation, critères sur lesquelles le Rapport de Meziane émet des réserves du fait que les classes moyennes sont « définit principalement par défaut et de manière résiduelle : sont considérées comme couches moyennes de la société toutes celles qui n’appartiennent ni à l’élite supérieure ni aux pauvres et aux vulnérables. »
L’enquête de Lahlimi pêche en effet par sa confusion entre classes moyennes et couches intermédiaires . Le premier est un concept sociologique qui confère à cette catégorie sociale une conscience collective, un système de valeurs communes et un rôle de locomotive de la société vers le progrès. La couche moyenne est ainsi une classe tampon dont la fonction est de cimenter la société et de déjouer le risque de polarisation autour des deux classes qu’un abîme sépare. Le terme de « couches intermédiaires » par contre, n'est rien d'autre qu'une notion descriptive qui désigne ce qui se situe au milieu sans autre forme de procès. Ce qui n’est pas sans intérêt pour savoir la structure des répartitions des revenus et des dépenses etc, en tant que données statistiques, mais ne nous est que partiellement secourable, quant à la élucidation de la dynamique sociologique dans notre pays.
Ainsi, après une longue enquête menée depuis 2007, Lahlimi et son équipe ne nous apprennent pas plus que nous ne savons déjà depuis bien longtemps et que le Rapport sur le développement humain de Meziane rapporte avec quelques variations, sans trop s’y attarder.
Que nous apprend Lahlimi ? Des chiffres : les couches intermédiaires représentent 53% de la population contre 13% de nantis et 34% de pauvres. 28% de cette population intermédiaire a un revenu mensuel par ménage supérieure au revenu moyen (5308 dhs) alors que 42% a un revenu mensuel situé entre 5308 dhs et 3500 dhs .
D’autres chiffres concernent la structure des dépenses de consommation, les niveaux d’endettement etc.
Peut-on arguer de l’existence d’une classe moyenne avec ça ? On s’en doute. Peut-on classer un ménage avec un revenu autour de 5000 dhs par mois, dans la catégorie de la classe moyenne ? Certainement pas et encore moins un ménage dont le revenu tourne autour de 3500dhs mensuels. Ces population sont sans doute des « couches intermédiaires » entre l’extrême misère et l’opulence, mais eux-mêmes se situent entre le dénuement extrême et la pauvreté.
Loin d’éclaircir la problématique de la classe moyenne au Maroc, l’enquête de Lahlimi a simplement mis le doigt sur l’ampleur de la pauvreté dans notre pays.
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notes de lecture 
« Mon combat pour les lumières » de Mohamed Charfi: L'homme des convictions  Vendredi 08 Mai 2009
Abdelaziz Mouride

Les éditions Tarik mettent à la disposition du lecteur marocain, un livre d’une grande importance sur le plan maghrébin. Il s’agit des mémoires de Mohamed Charfi, l’intellectuel tunisien d’envergure international que le Maghreb a perdu il y a près d’un an. Coédité avec les éditions Zellige de Tunisie le livre porte un titre qui en dit long sur l’auteur : « Mon combat pour les lumières ».
Combat pour les lumières, telle était la vie en effet de cet intellectuel humaniste qui fut de toutes les luttes. De la décolonisation, des droits de l’homme, de la démocratie après l’indépendance pour commencer, pour un islam de tolérance et d’ouverture ensuite, sans oublier son engagement résolu pour l’unité du Maghreb à laquelle il consacre une bonne partie dans cet ouvrage.
Né en 1936 à Sfax en Tunisie, d’une famille de lettrés religieux, il dut tomber très tôt dans la marmite de la politique: «Depuis ma tendre enfance, aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, je constate que je me suis toujours intéressé à la politique » . La colonisation française et son corollaire, l’effervescence patriotique, la seconde guerre mondiale qui n’épargna pas la petite Tunisie, y étaient pour une large part dans cet intérêt à la politique.
En 1963, durant ses études à la faculté de droit de Paris , Charfi, alors militant de l'Union générale des étudiants de Tunisie et proche des idées de Mehdi Ben Barka, participe à la création du mouvement d'extrême gauche Perspectives et à l'implantation de cellules du mouvement en Tunisie. Ce qui lui valut 15 mois de prison sous Bourguiba en 1968 après l’arrestation de la plupart des militants de son mouvement.
A sa sortie de prison en 1969, il reprend le chemin de l'université, obtient son agrégation de droit privé et devient professeur à la faculté de droit de Tunis et à la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis où il est nommé professeur émérite en 1996.
En 1989 il est élu président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, C'est à cette même année que le président Zine el-Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis deux ans, le nomme ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique . Comment le militant des droits de l’homme a-t-il accepté de faire partie d’un gouvernement pour le moins anti démocratique ? charfi s’explique : « Mon entrée au gouvernement est intimement liée aux promesses du régime du 7 novembre et aux espoirs qu’il a suscité à ses débuts (…) Aujourd’hui, vingt ans après, cela peut étonner, mais à l’époque, l’optimisme était général. »
Charfi décrit ce passage au gouvernement à la tête du ministère de l’éducation nationale comme une expérience sur le fil du rasoir. Déçu après une série de mesures de durcissement du régime il décide de protester auprès du président : « Je rédige la lettre avec un ton très ferme. Je me dis que si j’avais jusqu’ici de bonnes relations avec le président (…) maintenant le devoir m’impose de lui dire la vérité au risque de compromettre ces relations. »
En 1994, il finit par prendre ses distances avec le régime dont les desseins despotiques sont devenus évidents.
Désormais il se détourne du pouvoir pour se consacrer à la défense des valeurs de droits de l’homme et de la liberté. il joue un rôle important à la conférences sur l'avenir de la société musulmane, le fossé entre l'Orient et l'Occident, les moyens de réconcilier le musulman avec l'histoire de sa religion. En 2005, il est invité par le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, à faire partie de la commission des Nations unies pour le dialogue des civilisations, qui donnera lieu à la création de l'Alliance des Civilisations.
En 1999, il fait paraître son livre « Islam et liberté, le malentendu historique » , où il dénonce la conception intégriste de l’islam qui sacralise la charia en l’élevant au rang d’œuvre divine, et où il développe une conception libéral et humaniste de la religion réconciliée avec l’époque et libérée des interprétations théologiques des anciens. Il Plaide pour la nécessité de séparer la fonction politique de celle religieuse au sein de l'État dans le but de voir émerger la liberté et la démocratie.
Homme de raison, Charfi fut également un homme de cœur. S’il s’est élevé contre le panarabisme totalitaire et exclusif d’un Nasser, il fut un inconditionnel de l’unité maghrébine à laquelle il consacra une grande partie de sa vie.
Plusieurs pages de ce livre sont dédiées à ce combat. Il faut savoir que Charfi a rencontré à maintes reprises, les dirigeant maghrébins dont Réda Guédira, Kaddafi, Houari Boumédiene sans parler des responsables gouvernementaux et des dirigeants des partis politiques.
Il serait intéressant pour le lecteur marocain de lire les propos que certains dirigeants de la région tiennent à l’égard de leur pays. Entre autre Kaddafi qui justifiait son soutien au Polisario par le fait que le Maroc est « pro impérialiste », où le secrétaire général du FLN sous Boumédiene qui ne cache pas les vrai raison de la politique algérienne dans la région.
On ne peut s’empêcher de se poser des questions sur l’avenir de l’idée d’un Maghreb uni en parcourant les pages consacrées à ce sujet dans ce livre. On se dit : décidemment, le Maghreb n’est pas pour demain.
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chronique 
Démocratie au Maroc: Le dilemme  Mardi 21 Avril 2009
« Les partis politiques ont perdu leur crédibilité auprès des citoyens parce qu’ils ne savent plus mentir » déclare sans rire, un spécialiste de la chose sur une radio marocaine sur laquelle je suis tombé en surfant sur les ondes à la recherche d’une bonne musique.
« Mentir » dans la bouche de notre analyste c’est évidemment faire rêver, promettre un monde meilleur, bref présenter une vision enchantée du monde qui mettrait un peu d’enthousiasme sous la dent du citoyen.
J’avais entendu de tels propos chez un politique français qui parlait des partis politiques de son pays, il y a des mois déjà, à la télévision française. Probablement notre spécialiste maison les a piraté de là, comme il est d’usage dans la classe politique de chez-nous à l’instar des politiciens des pays anciennement sous tutelle française, qui n’arrivent pas à couper le cordon ombilical avec l’ancienne puissance dominatrice. Tout ce qui sort de la bouche d’un Français, est bon à prendre et surtout à promener de plateau de télé en réunion mondaine ou en colloques bidons, afin d’épater la galerie.
Nos partis politiques ne savent-ils donc plus mentir ? Ils ne savent faire que ça me diriez-vous. Peut-être mais à qui mentent-ils sinon à eux même ?
Le citoyen lui, sait que nous vivons depuis toujours, je ne dirais pas dans le mensonge, mais dans une sorte de leurre qui consiste à nous faire croire que nous sommes dans un démocratie où les partis politiques, une fois au gouvernement, ont le pouvoir de décider des choix politiques et économiques du pays. Ce qui est loin d’être le cas. « Que l’on vote ou pas, ça ne change rien, quelque soit le parti qui forme le gouvernement, il n’a d’autres choix que d’appliquer la politique du roi », me dit un chauffeur de taxi qui n’avait pas l’air d’avoir fait sciences po.
Abbas El Fassi, après son investiture, n’en a pas dit autre chose lorsqu’il a affirmé : « Ma politique est celle du roi ».
En clair, le programme dont Si Abbas s’est efforcé au nom de son parti, de convaincre les Marocains lors des dernières législatifs, c’était du baratin, et rien que du baratin question de faire un peu d’animation, de faire croire que nous aussi, comme dans d’autres pays, nous sommes en démocratie, que les électeurs ont le pouvoir de choisir le gouvernement qui déciderait de leur avenir.
La réalité du pouvoir est en fait au main du roi, d’après les termes mêmes de la constitution, le gouvernement étant réduit à assurer l’intendance.
S’il y a une explication au manque d’empressement du citoyen à aller déposer son bulletin de vote, c’est là qu’il faudrait la chercher et non ailleurs. Pourquoi donc aller voter quand les enjeux sont nulles, quand les dès sont jetés bien avant les élections.
Y a-t-il espoir d’une embellie des urnes ? Je ne crois pas. Pourquoi ? Pour une raison qu'aucun analyste ne semble devoir prendre en considération. C’est la grand popularité dont jouit le roi Mohamed VI auprès des Marocains qui, s’ils ne sont pas toujours rassurer quant à leurs conditions sociales, n’en sont pas moins convaincus qu’ils ont un bon roi qui fait de très bonnes choses et qui les change de la sclérose sous Hassan II.
Un sentiment qui, on s’en doute, n’est pas en faveur de l’empressement vers les urnes. Pourquoi allez voter quand on est en bonnes mains, notamment aux mains d’un bon roi ?
Or, un bon roi, c’est bien connu, est très mauvais pour la démocratie en tant de mode de participation des citoyens, à travers les urnes, à la gestion de leur destin commun. Il est en conséquence, très mauvais également pour les partis et leur aura dans la population.
C’est un vrai dilemme au Maroc : Faudrait-il consolider la démocratie en réduisant le pouvoir du roi ? Ou alors soutenir un bon roi qui gagne au prix de l’affaiblissement de la démocratie ?
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notes de lecture 
Abdellah Le cruel de Patrick Girard: Andalous, Petites intrigues et grands meurtres  Mercredi 15 Avril 2009
« Les habitants de la cité grimpèrent sur les toits pour observer de loin les volutes de fumée qui montaient vers le ciel. Les soldats avaient été postés à l’entrée du quartier et interdisaient à quiconque d’y pénétrer. On entendait distinctement le bois de charpentes crépiter et celle-ci s’écrouler. Quand les maisons entourant le palais de Mutarrif ne furent plus qu’un tas de cendres fumantes, Ubaïd Allah Ibn Mohammad Ibn Abi Ibn Abda donna l’ordre à ses troupes d’attaquer. (…)Débusqués, ils (les assiégés) se battirent comme des lions avant d’être contraints de déposer les armes. Chargés de lourdes chaînes, ils furent conduits, sous les huées de la foule, jusqu’à la grande mosquée où les dignitaires religieux ne prirent pas la peine de les entendre, leurs crimes étant avérés. Condamnés à mort, ils furent exécutés et leurs têtes clouées sur la porte du pont ».
Voici une autre facette de l’histoire de l’Andalousie sous domination musulmane qui donne le change à la réputation de raffinement et de tolérance, dont ce royaume omayyade a toujours été crédité, faisant contraste avec un voisinage européen au tout début du Moyen Age.
Une histoire parcourue d’épisodes sanglantes d’une violence et d’une cruauté qui n’a rien à envier à ce qui se faisait de mieux en la matière à l’époque.
C’est cette histoire évènementielle que Patrick Girard a choisi de nous raconter tout au long des 350 pages de son nouveau récit intitulé fort à propos : « Abdellah le cruel » .
Ecrivain et journaliste, Patrick Girard est docteur en histoire et ancien attaché de recherche au Centre national de Recherche Scientifique français. Adepte du roman historique, on lui doit plusieurs ouvrages dont une trilogie consacrée à l’antique Carthage, La Soudanité, Cordoue ou la conquête d’Allah. Il est également auteur de plusieurs essais dont La Révolution française et les Juifs, L’Afrique continent sacrifié et bien d’autres.
Nous sommes en 888 de l’ère chrétienne lorsque Abdallah accède au trône au titre d’Emir d’Al Andalous. Le royaume musulman est très puissant face aux petites principautés chrétiennes au nord de l’Espagne, mais il est miné à l’intérieur par de graves dissensions qui vont conduire à son éclatement et plus tard à sa disparition.
C’est en 852 que des signes de relâchement ont fait leur apparition. L’Emir Mohamed vient d’accéder au pouvoir à la suite de la disparition du puissant Emir Abderrahman. Enclin à la piété dans la solitude, il assiste impuissant à morcellement du royaume entre seigneurs dans les provinces. Chrétiens au nord, musulmans convertis ou Muwalladun à Bobastro et Arabes jaloux de leurs privilège à Ishbiliyah. C’est à qui mieux mieux se tailler le meilleur morceaux, le plus grand fief, organiser la plus grande conjuration contre l’autorité de Kurtouba.
Intrigues, complots, meurtres, étaient monnaie courante dans ce royaume réputé ailleurs pour la richesse de sa culture et le raffinement de sa civilisation. Patrick Richard rappelle au fil de son récit, que les clercs de l’époque se faisaient un devoir d’apprendre la langue arabe, outil incontournable du savoir et de la connaissance, méprisant au passage la langue latine prônée par les autorités ecclésiastiques.
C’est dans ce contexte trouble que le jeune et ambitieux prince Abdellah, fils cadet de Abderrahman, s’empara du trône à la suite de la mort mystérieuse de l’Emir mohammad, et après s’être débarrasser des autres prétendants parmi sa fratrie.
C’est le commencement d’une période d’une difficulté inouïe où l’on asiste à l’enchaînement d’un feuilleton haletant fait de petites intrigues et de grands meurtres en famille pour commencer et qui ne tarde pas à déteindre sur le reste du pays. Le petit extrait sus-mentionné n’est qu’un petit exemple parmi tant d’autres de la violence qui marqua l’époque. Le prince Mutarrif assiégé, dont il est question n’est autre que le propre fils de l’Emir Abdellah. Celui-ci n’hésita pas à ordonner de décapiter son propre fils à des fins de raison d’Etat.
En voici un autre petit exemple : « (…)Quelques semaines plus tard, Ishbiliyah vit arriver des cortèges misérables de paysans muwalladun chassés de leurs villages par Kuraïb Ibn Khaldoun et ses comparses. Ils avaient brûlé les fermes et les mosquées, coupé les arbres fruitiers et saccagé les cultures. Ce n’était là qu’un début. Les rebelles dévastèrent les faubourgs de la ville. Fou de rage, le wali décida d’effectuer une sortie avec sa garnison, en dépit des conseils de prudence de ses officiers qui n’étaient pas sûrs de la loyauté de leurs hommes(…) Il eut le tort de ne pas les écouter. Près d’Al Balat, il tomba dans une embuscade et trouva la mort, atteint d’une flèche dans le cou (…)
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notes de lecture 
« Al-Andalus » de Kenza Loudiyi et Abdellah El Ghazouani: Grandeur et décadence d’une civilisation   Lundi 13 Avril 2009
Abdelaziz mouride

C’est un peu l’histoire d’Al-Andalus racontée par ses propres acteurs que ce livre de Kenza Homman Loudiyi et Abdellah El Ghazouani écrit sous le titre "Al-Andalus ombres et lumière". Une histoire qui se situe entre le roman et le récit, dont l’un des auteurs - El Ghazouani -, loin d’être historien, est en fait professeur de littérature. On en sait pas plus malheureusement ni sur lui ni sur Kenza Homman Loudiyi.
« Je me nomme Abderrahman l’immigré, premier Emir d’al-Andalus.
« Oui, je viens de Syrie, traqué et pourchassé par les fils de Abbas, qui ont exterminé les enfants d’Omayya et occupé le trône du Calife dans la maison de l’Islam »,
raconte le premier des protagonistes, connu sous le nom de Abderrahman Addakhil ou le Faucon de Qoraïch. C’est le véritable fondateur de l’Emirat d’al-Andalus en 755, après de longues années de luttes intestines entre les différentes factions des armées musulmanes composées de berbères du Maroc, et d’Arabes yéménites et Qaysites qui ont franchi le Détroit de Gibraltar dès 711.
C’est au prix d’une terrible guerre fratricide que le nouveau prétendant a pu enfin unifier les nouveaux territoires conquis par les musulmans à l’apogée de leur puissance. D’où le sous-titre de ce livre : Ombres et lumière. Al-Andalus est synonyme de raffinement et de culture ouverte et tolérante. C’est également synonyme de raffinement en matière d’urbanisme et d’art architectural dont l’Alambra est l’une de ses multiples joyaux. C’est la face lumineuse de cette immense civilisation qu’est l’Andalus du Moyen-âge. Il y a aussi des zones d’obscurité que constituent les guerres fratricides, les complots, les intrigues de palais, la violence inouïe avec laquelle les conflits sont résolus. Nous en sommes rendu compte dans un précédent article sur le livre de Patrick Gérard dont le seul titre « Abdellah le Cruel » est déjà tout un programme en la matière.
Le présent ouvrage survient comme une confirmation :
« Nous attaquâmes l’ennemi, nous enfonçâmes ses rangs et Ibn Moughit tomba entre nos mains.
« Je fis envoyer sa tête embaumée, enroulée dans le drapeau noir des Abbassides, et son brevet d’investiture (..) par un marchand de Kairouan qui s’en débarrassa sur le marché de la ville ».
« Mais le plus amer, ne fut-ce pas la révolte de ceux des miens que j’avais fait venir d’Orient, que j’ai accueillis avec honneur, en hommage au nom que nous portons », apprend-t-on de la bouche de Abderrahman. Abd AsSalam ibn ‘Abbas et mon propre neveu complotèrent contre moi, rêvèrent de monter sur mon trône, tout comme plus tard, mon autre neveu al Moughira, le fils de mon frère al-Walid. Tous durent être châtiés. » Il faut lire : mis à mort de la façon la plus atroce.
Parmi les narrateurs qui font le récit d’al-Andalus, on retrouve le grand musicien Ziryab dont l’influence sur la musique andalouse est déterminante.
Né à Bagdad en 789, Abou l’Hassan Nafi’, dit Ziryab, en référence à un oiseau au chant divin, arrive en Andalousie en 822. Le pays connaît une période de stabilité après de longues années de troubles. Abderrahman II, le quatrième Emir, est décidé à faire de Cordoue une émule de Bagdad. D’où son choix pour Ziryab, fraîchement débarqué de la capital abbasside où il a été disciple des grands maîtres de musique, Ibrahim al Mossouli et son fils Ishaq. « L’Emir se montra curieux du perfectionnement que j’ai apporté au luth, avec la cinquième corde (…), raconte Ziryab. « J’ai eu l’honneur d’être invité par l’Emir à présenter mes idées sur la musique devant sa cour. La musique arabe, comme l’architecture, est devenue l’un des éléments les plus caractéristiques de l’Islam » .
Ibn Hazm, le troisième narrateur, homme de lettres, auteur de « Le collier de la colombe », nous fait le récit des intrigues de palais, notamment la fulgurante ascension de Ibn Abi ‘Amir al Mansour qui, de connivence avec la propre mère de l’Emir, devient, de simple intendant, le maître à bord en qualité de hajib qui fait et défait les monarques. Il parvient même à édifier toute une cité, Madinat az-Zahira, qu’il transforme en cité palatine, en lieu et place de Madinat Az-zahra, édifiée par l’Emir.
Les autres narrateurs sont ibn Tofayl (1110-1185), qui fait le récit de la prise du pouvoir des Al Moravides ; Lissan Din Ibn al-Khatib (1314-1374).
Cinq voix, cinq récits, autant de chroniques de la grandeur et de la chute d’une grande civilisation qui a duré plus de sept siècles.

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notes de lecture 
'Chama' de Siham Benchekroun: Sublime rédomption   Vendredi 10 Avril 2009
Abdelaziz Mouride

« Tu es mon pèlerinage d’amour.
« Certains marchent vers des tombes sacrées, moi je marche vers toi. Comme les saints vénérés des autres, toi aussi tu es à la fois morte et vivante.
« Morte puisque je ne pourrais plus jamais vivre avec toi, vivante parce que je ne cesserai de te porter en moi. »
C’est à un véritable pèlerinage que Siham Benchekroun nous invite dans ce nouveau roman intitulé sobrement « Chama ». Un nom de femme aux effluves désuets des jours d’antan, marque de tradition et d’authenticité rassurantes.
C’est le quatrième ouvrage de Siham Benchekroun, après un recueil de nouvelles : « Les jours d’ici » ; un autre recueil de poèmes :« A toi », et surtout un roman, « Oser vivre » son baptême de feu, où elle révèle un véritable talent de conteuse et de « chirurgienne de l’âme humaine ».
C’est dans les replis de l’âme d’une femme que Siham Benchekroun nous a offert une balade dans « Oser vivre », c’est dans les sinuosités profondes et tortueuses de l’âme d’un homme qu’elle nous invite le temps d’un pèlerinage dans « Chama ».
Un homme sans nom, un anonyme mais qui, paradoxalement, campe tous les hommes autant dans leur force que dans leur fragilité, leur vanité ou leur bêtise.
Notre homme est un séducteur qui se dit adepte convaincu de l’union libre très en vogue dans les années 60 et 70, et qui s’empresse d’en convaincre ses conquêtes : « Afin de me donner bonne conscience cependant, je t’invitais à ‘’rencontrer’’ d’autres personnes, pour ‘’vivre autre chose’’, et ‘’qu’il n’y ait pas de différence entre nous’’, claironne-t-il à l’intention de « Chama », l’une de ses innombrables conquête, afin de la convaincre de sa réticence à tout engagement .
Jusqu’au jour où de guerre lasse, la bonne Chama se résout à prendre en main sa propre vie. Et c’est la chute : un tournant dont l’auteur fait le lieu de focalisation de ce roman fait d’une seul pièce : le discours d’un homme amoureux en souffrance, qui va à sa propre rencontre après sa descente aux enfers ; et à l’occasion, nous ouvre des pistes susceptibles de nous mener vers la découverte de nous-même.
C’est la grande force de Siham Benchekroun : faire d’un fait d’intimité, somme toute anodin puisque courant, en l’occurrence l’éloignement d’un être aimé, une leçon de chose, une source de méditation sur les complexités de la condition humaine, et, cerise sur le gâteau, un poème qu’on voudrait lire à haute voix : « Les hommes sont pleins de larmes. Ils s’accrochent seulement à des digues de fortune, leur vie durant, ballotant et se durcissant contre les vents .
« Nuit après nuit, les assauts de mon chagrin ont fait rompre la coque de mon être. Dans les torrents de mes pleurs ont été charriées mes lâchetés.
« Mon cœurs a été comme abrasé au papier de verre et me voilà devenu transparent et perméable, la poitrine ouverte …»
Sublime rédemption après la chute.
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chronique 
L'anarchie linguistique au Maroc  Jeudi 26 Mars 2009
Abdelaziz Mouride

Si la Constitution du pays prend le parti de la langue arabe classique comme langue officiel, sur le terrain, les choses sont beaucoup plus différentes comme tout un chacun sait. Il suffit en effet de tourner le bouton de votre poste radio pour constater la multiplicité des idiomes qui se livrent bataille pour se faire une place dans la jungle de la médiation. L’arabe classique bien sûr, mais aussi le français, l’arabe darija, l’amazigh dans ses différentes variantes, voire l’anglais et l’espagnol.
Ce qui ne manque pas d’étonner les visiteurs étrangers, surtout originaires de pays développés où, malgré le cosmopolitisme très prononcé où il a appris à vivre, il est habitué à l’usage d’une seule langue, la langue national sensé être l’un des marqueurs essentiels de son appartenance nationale et culturelle dans un monde où il est difficile de se retrouver.
Ce fait suscite-t-il débat chez nous au Maroc ? Non. Soumettons-nous, tout un chacun à part soi, ce pluralisme linguistique plutôt subi que vraiment décidé, à la rigueur du questionnement et de la raison ? Peut-être, mais sans trop toucher mot au voisin de pallier et encore moins à la réflexion du grand public. Tabou ? crainte du péril de la dissension ? Ou alors diktat de l’habitude, de l’allant de soi, de l’évidence social ou pire encore, un pis-aller qui nous dispense de la pénible tâche de faire travailler nos neurones ?
Je pense pour ma part, qu’il y a un peu de tout ça, mais qu’importe. Le fait est que le Maroc, par son silence, ses dérobades, son laisser aller, prend le risque de se retrouver un jour dans une situation ridicule où il n’aura le maîtrise d’aucune de ses langues.
On en est déjà un peu là du fait que beaucoup de Marocains (à commencer par des parlementaires, des cadres d’entreprises et autres, les élites donc) ne s’expriment correctement dans aucune langue. En fait on ne parle pas, on baragouine dans plusieurs langues en même temps.
Mieux : Au Maroc nous sommes totalement tributaire de la production lexicale qui se fait totalement ailleurs, c’est-à-dire dans les pays avec lesquels nous partageons certaines des langues en usage chez-nous. Des exemples ? Il suffit de constater d’où nous puisons notre vocabulaire pour désigner de nouveaux produits tels un ordinateur ou un téléphone portable. De France pour le vocabulaire français, de l’Egypte et du Liban pour les mots arabes. Non seulement nous ne sommes pas producteurs des dictionnaires des langues que nous utilisons, mais en plus, nous dépendons d’autres pays pour pouvoir nommer les choses, les produits et les concepts nouveaux.
Si ça n’est pas perdre sa langue, qu’est-ce que ce serait alors ?
Certains croient régler le problème en dissertant sur le thème de l’ouverture et du bilinguisme. « Un individu qui ne parle qu’une seule langue est un analphabète » répète-t-on à l’envi. Or, notre problème au Maroc n’est pas le monolinguisme ou le bilinguisme, notre problème c’est qu’en voulant à tout prix mettre plusieurs langues au même rang, et de les parler toutes, on en est réduit à n’en maîtriser aucune, et à prendre notre baragouin pour de la grande éloquence.
Loin d’être une spécificité marocaine, le bilinguisme, voire le multilinguisme est la chose la plus partagée au monde. Les pays scandinaves, le Japon, l'Allemagne, la Hollande entre bien d’autres pays, utilisent en plus de leurs langues nationales respectives, la langue anglaise comme moyen de communication avec le reste du monde.
La différence entre le Maroc et ces pays, c’est que dans ces pays, la langue nationale occupe une place centrale en tant que langue de l’enseignement et de la communication à l’échelle du pays, tandis que les langues étrangères occupent une place secondaire , et ne sont utilisées que pour répondre à la nécessité de commercer avec le reste du monde, une sorte de prothèse pour surmonter l'handicap de la communication. Un Hollandais ne parle pas une autre langue que le hollandais avec un compatriote hollandais. Un étranger résidant en Hollande n’a pas d’autre choix pour se faire comprendre et être accepté, que d’apprendre le hollandais. En même temps, tous les hollandais étudient l'anglais. C’est tout le contraire au Maroc. Au lieu d’encourager les étrangers vivant parmi nous, à parler notre langue, nous préférons baragouiner dans la leur pour nous faire comprendre. Mieux, chez nous les étrangers non français, apprennent le français au contact des Marocains. Juan Guatisolo, l’écrivain espagnol résidant à Marrakech, se plaignait une fois dans une émission de télé, des difficultés pour lui, à apprendre notre parler, parce que ses interlocuteurs marocains croient devoir lui parler en français que lui, ne maîtrise pas.
Un dernier exemple qui témoigne de la débilité linguistique au Maroc. Nous sommes peut-être le seul pays au monde où à la télévision et dans les radios, on procède à la traduction de notre propre langue, l’arabe, en français, pour un public ne comprenant pas en grande majorité le français.
On le voit, le problème n’est pas celui de la pratique de plusieurs langues dans un pays. Personnellement, je pense même, qu’il y a encore de la place dans la grille des idiomes en usage, pour d’autres idiomes comme l’anglais et l’espagnol. Le problème, celui du Maroc, est dans la hiérarchisation entre ces différentes langues.
Il n’y a rien à inventer à ce sujet, il suffit de faire ce qui se fait partout dans le monde : Dans tous les pays en effet, il y a une langue central qui cimente l’ensemble des citoyens et utilisée dans les écoles, les médias, l’administration et les entreprises, et à côté, une ou plusieurs langues locales ou étrangères pour les besoins locaux ou internationaux.
Certains pays pluricommunautaires comme la Belgique ou la Suisse, le Canada, chaque communauté pratique sa propre langue comme langue principale en plus d’une langue étrangère secondaire.
Toute la question est de savoir quelle langue principale à utiliser au Maroc. Selon la Constitution du pays, c’est l’arabe classique qui est seule habilitée à avoir ce statut. Dans les fait, les choses sont sensiblement différentes. Entre la domination du français dans les médias le monde de l’entreprise et dans l’enseignement supérieur ; l’usage majoritaire de la langue darija, et les revendications légitimes de l’amazigh, la situation est un peu plus problématique. D’où l’intérêt d’un débat national franc et profond.

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Au fil des jours 
Evene  Mardi 24 Mars 2009
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Médias 
Nouvelles chaînes de télé au Maroc: le canular   Lundi 23 Mars 2009
Pas de nouvelles chaînes de télé au Maroc dans un avenir prévisible. Ainsi en a décidé le Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle réuni dernièrement afin de rendre son verdict concernant l’octroi de nouvelles licences d’exploitation de services télévisuels et radiophoniques.
Si le dit Conseil a bien voulu accorder quatre nouvelles licences d’exploitation radiophonique, il a décidé de « surseoir à l’octroi de toute licence de télévision ».
Pourquoi : en raison de l’étroitesse du marché publicitaire au Maroc, qui suffit à peine à financer les chaînes existantes, selon le communiqué du Conseil qui nous explique : « l’admission de tout nouveau projet de télévision nationale présente actuellement un risque important de déséquilibre pour le secteur, pouvant manifestement compromettre l’équilibre des opérateurs audiovisuels publics et privés existants à court terme, et leur viabilité, à moyen terme. » En plus clair : des chaînes supplémentaires sont susceptibles de mettre à mal les chaînes publiques existantes.
Drôle d’argument de la part d’un organisme dont l’une des fonctions justement est de veiller au respect des règles de concurrence loyale. Plus, c’est ce même conseil qui a en août dernier lancé « un appel à concurrence pour l’établissement et l’exploitation de services télévisuels ».
C’est ce qui fait dire à juste titre à Othman Benjelloun, Patron de la BMCE et l’un des prétendants éconduits : « Pourquoi alors lancé l’appel à concurrence ? la CSCA aurait dû faire une étude du marché avant » .
« Monte à l’arbre manger des figues, descend de l’arbre, personne ne t’a donné la permission ! » dit le bon dicton marocain pour moquer les caprices des certains donneurs d’ordre.
C’est ce qui semble être le cas de notre CSCA qui brandit bien haut des licences de télés et crier au leurre après. Ben quoi! il faut bien rire, non?
Abdelaziz Mouride
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Citations 
Paroles de William Shakespeare  Mercredi 04 Mars 2009
*Un peu de chagrin prouve beaucoup d'amour, mais beaucoup de chagrin montre trop peu d'esprit .

*Gémir sur un malheur passé, c'est le plus sûr moyen d'en attirer un autre

*C'est un malheur du temps que les fous guident les aveugles..

*Le mal que fait un homme vit après lui ; souvent ses bonnes actions vont dans la terre avec ses os.

*Ils ont échoué parce qu'ils n'avaient pas commencé par le rêve

*Oh ! Attention, monseigneur, à la jalousie ; c'est le monstre aux yeux verts qui tourmente la proie dont il se nourrit.

*Celui qui accepte avec le sourire d'être volé vole lui-même quelque chose à son voleur.

*On peut faire beaucoup avec la haine, mais encore plus avec l'amour.

*La mémoire est la sentinelle de l'esprit.

*Ce qui ne peut être évité, il faut l'embrasser.

* Le sage ne s'afflige jamais des maux présents, mais emploie le présent pour en prévenir d'autres .

*Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.

*Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur..
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